Biodiversité fonctionnelle

Arboriculture
Cultures légumières
Cultures tropicales
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Horticulture – PPAM
Vigne
Année de publication 2018
  (mis à jour le 29 avr 2020)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  F.Berger et Ph.Delval

La biodiversité fonctionnelle peut être définie comme la biodiversité ayant un impact positif sur le développement durable sur les plans écologique, économique et social des exploitations, des filières et des territoires. A l’échelle de la parcelle agricole, il s’agit de mettre en place des aménagements agro-écologiques (haies, bandes florales, etc.) et d’installer des zones de régulation écologique. A l’échelle du territoire, la biodiversité se traduit en termes de diversité du paysage.

L’objectif du développement des bonnes pratiques phytosanitaires est de minimiser voire de supprimer les impacts de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur l’environnement (milieux et êtres vivants).

Une première action corrective consiste à diminuer ces utilisations par la mise en œuvre de la protection intégrée.

Outre la diminution directe des utilisations, d’autres actions sont possibles :

  • La substitution de molécules ;
  • L’amélioration des techniques d’épandage ;
  • La sélection de pratiques culturales et de systèmes de culture permettant de limiter les processus de dispersion ;
  • La gestion orientée des éléments du paysage.

Les bonnes pratiques phytosanitaires, quant à elles, sont des mesures de précautions prises lors de l’utilisation et concernent les phases amont et aval de l’intervention et le traitement en lui-même.

Elles font référence à des dispositions conseillées ou réglementaires, notamment liées à l’arrêté du 12 septembre 2006, celui-ci ayant pour objectif principal la protection des ressources en eau.

Elles doivent également permettre de préserver la biodiversité, la faune sauvage et les organismes non cibles.

Organismes utiles non cibles

Certaines pratiques de protection phytosanitaire des cultures peuvent avoir des effets non intentionnels sur la faune auxiliaire, qu’elle soit aérienne (pollinisateurs, prédateurs, parasitoïdes,…) ou tellurique (vers de terre, carabes, staphylins, etc.).

Programme ibis

Agriculture et Biodiversité sont étroitement liées car l’agriculteur travaille avec le vivant. Préserver notre patrimoine naturel, c’est prévenir la disparition de la faune, de la flore, de leurs habitats... mais c’est aussi conserver des fonctions et des services rendus par la nature.

La prise en compte de la biodiversité sur les exploitations agricoles est une préoccupation récente et complexe, qui mobilise des compétences variées, allant de l’agronomie à l’écologie, en passant par la compréhension du fonctionnement des systèmes d’exploitation agricoles. 
Le projet IBIS a reposé sur un travail concerté entre différents acteurs du développement agricole, de l’environnement, de la recherche et de la formation. Ce travail a permis d’élaborer et de tester des méthodes de diagnostic et de conseil à l’échelle de l’exploitation. Il a produit une boite à outils à destination des acteurs souhaitant accompagner les agriculteurs sur la thématique Biodiversité.