Les bonnes pratiques phytosanitaires pour maîtriser les risques applicateurs et autres travailleurs agricoles

Vigne
Cultures légumières
Cultures tropicales
Horticulture – PPAM
Arboriculture
Année de publication 2018
  (mis à jour le 03 déc 2019)
Source : 
Les bonnes pratiques phytosanitaires pour maîtriser les risques applicateurs et autres travailleurs agricoles

La sécurité doit être prise en compte le plus en amont possible, dès la conception des locaux et assurée tout au long de l’activité, y compris lors de leur modification.

Les locaux de travail doivent être conçus pour permettre aux personnes qui y travaillent d’effectuer leurs différentes activités dans les meilleures conditions possibles. Leurs conception et aménagement doivent permettre d’atteindre des objectifs en termes d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail. Il s’agit notamment de réduire ou de supprimer l’exposition des opérateurs aux produits chimiques (par inhalation, contact cutané ou ingestion) : les contacts avec les produits devront être réduits au minimum.

Des études convergentes montrent que la phase de préparation des pesticides (bouillies) et de leur incorporation dans les cuves des pulvérisateurs est l’occasion d’une exposition des travailleurs aux risques chimiques, notamment par la disposition des lieux de travail et par la conception des contenants des produits (opercules, renversements des bidons, etc.).

Il est donc primordial d’effectuer une excellente Protection collective en aménageant les locaux destinés aux différentes phases de la manipulation des produits phytopharmaceutiques mais aussi de promouvoir des instructions agissant dans le domaine de l’organisation du travail à ces différents postes.

Il en est de même pour les travailleurs pénétrant dans des lieux traités. La première obligation est de respecter le délai de rentrée lié à la classification du produit mais également de prendre les précautions nécessaires et d’assurer les mesures d’hygiène pour se décontaminer en quittant le lieu de travail.

Le port des Equipements de Protection Individuelle (E.P.I.) constitue une disposition particulière pour protéger l’applicateur, complémentaire des protections collectives mises en place. Les E.P.I. ne suppriment par le risque mais constituent une barrière de protection. La directive européenne 89/686 CE définit les E.P.I. comme «  tout dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ainsi que sa sécurité au travail, ainsi que tout complément ou accessoire destiné à cet objectif  ». Cette même directive fixe les obligations requises pour la mise sur le marché et la libre circulation des E.P.I. Les normes et exigences que doivent suivre les différentes catégories d’E.P.I. (protection cutanée ; protection respiratoire ; protection des yeux) sont recensées dans la sélection de documents ci-après. 
En dehors du mauvais usage des E.P.I. qui peut contribuer à exposer voire à surexposer les applicateurs aux produits phytopharmaceutiques, en 2010, des travaux ont mis en évidence l’efficacité relative de certaines catégories de vêtements de protection. L’analyse des résultats de la perméation à travers les combinaisons a notamment montré que les performances n’étaient pas toujours conformes à celles revendiquées. Ces conclusions incitent à la plus grande vigilance sur le choix des équipements. Les autres dispositions réglementaires sur le port des Equipements de Protection Individuelle prévoient notamment l’obligation de l’employeur de fournir et de renouveler les E.P.I. pour les salariés.