Soumis par Anonyme (non vérifié) le lun 28/11/2016 - 15:51

Photo d'en-tête : Diffuseur de phéromone pour lutter contre le carpocapse des pommes et des poires - © B. sauphanor INRA   Informations issues initialement du Guide pour la conception de systèmes de production fruitière économes en produits phytopharmaceutiques (2014) / Fiche technique n°17. Pour en savoir plus Voir lien   Principe : Technique de biocontrôle qui consiste à placer des diffuseurs pour saturer l’atmosphère du verger en phéromones femelles et empêcher ainsi les mâles de localiser les femelles afin de  limiter les accouplements et les pontes. L’efficacité de cette méthode est très dépendante de la surface. La confusion est d’autant plus efficace que la surface est grande. Cela nécessite donc souvent une concertation entre les agriculteurs d'un même territoire. La surface minimale varie de 1 à 3 ha et sera conditionnée par le type de diffuseur, la cible, la pression parasitaire et la forme des arbres. La confusion sexuelle est un levier principal pour le Carpocapse (Cydia pomonella) sur pommier, poirier, cognassier et noyer ; la Tordeuse orientale (Cydia molesta) sur pêcher, abricotier, prunier, fruits à pépins; le Carpocapse des prunes (Cydia funebrana) sur prunier ; le Cochylis (Eupoecilia ambiguella) et l'Eudémis (Lobesia botrana) sur vigne (raisin de table).   Moyens de mise en œuvre : Pour assurer une meilleure efficacité de cette technique, en plus de la surface, du type de diffuseur, du ravageur ciblé et de la culture à protéger, il est important aussi d’agir sur des populations initiales faibles ou moyennes, de poser les diffuseurs avant le premier vol ou l’apparition des organes sensibles et de les placer dans le tiers supérieur de l’arbre. La pose des diffuseurs est facile, mais c’est à réaliser en hauteur avec une perche, des échelles, une plateforme élévatrice, une nacelle, un drone ou un « fusil, type paintball (exemple de la processionnaire du pin, méthode aussi expérimentée en noix et châtaigne) » selon la taille des arbres. 1 à 3 poses par saison en fonction de la cible et du type de diffuseur sont conseillées. Leur longévité doit être suffisante pour couvrir la période de risque souhaitée ; à défaut, il faut renouveler la pose (souvent 1 pose/an pour un produit) ou compléter et prolonger la durée de protection par d’autres méthodes. Cette pratique nécessite des observations régulières (tous les 10 à 15 jours) sur la partie haute des arbres et sur les fruits, avec une attention particulière aux bordures de la zone « confusée » pour s’assurer de l’efficacité de la méthode et intervenir rapidement si la confusion seule est insuffisante. Pour cela, des outils complémentaires à la confusion sexuelle existent, comme par exemple, un modèle de développement biologique (carpocapse) pour identifier finement les périodes à haut risque et la mise en place de piégeage pour surveiller les autres lépidoptères. Exemple de mise en oeuvre : Utiliser la confusion sexuelle double carpocapse tordeuse orientale ( exemple tiré du programme ECOPHYTO-DEPHY - Des pistes pour les exploitations arboricoles de Rhône-Alpes )  voir lien Confusion sexuelle, une méthode en progression dans l'Aude. Chambre d'Agriculture Aude. Viticulture - Agronomie, 2016 (voir lien) Aucune application en grandes cultures ou légumes de plein champ en France métropolitaine.

URL
http://www.geco.ecophytopic.fr/geco/Concept/Utiliser_La_Confusion_Sexuelle