Améliorer la PBI en production de Gariguette hors sol sous serre, région PACA

Légumes fruits - Fraise
Année de publication 2019
  (mis à jour le 17 nov 2020)
Source :  Cellule d'Animation Nationale DEPHY
Auteur :  Anthony GINEZ – APREL
Réferences : 
Fiche système DEPHY EXPE - Mai 2019 [fspcc]
Picto fiche SYSTEME DEPHY EXPE

[DEPHY EXPE] - Projet DEPHY Fraise - Site Producteur APREL - Système PBI

Mots clés : Fraise - Protection biologique intégrée - Ravageurs aériens – Champignons

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Cet essai a été conduit par l'APREL chez un producteur à Verquieres (13) de 2013 à 2018 dans le cadre du projet DEPHY Fraise. Ce dernier est axé sur l'élaboration d'une stratégie de protection biologique intégrée des cultures de fraises sous abris .

La protection sanitaire du fraisier est difficile car cette culture est confrontée à de nombreux bioagresseurs. Dans un objectif de réduction des traitements phytosanitaires de synthèse, des stratégies de PBI se développent depuis quelques années mais donnent des résultats insuffisants notamment en matière de gestion des pucerons et de l’oïdium. Dans le système testé, il est prévu d’améliorer l’efficacité des stratégies de PBI déjà pratiquées tout en poursuivant la réduction des traitements

 

Leviers mobilisés

 

Principaux résultats et enseignements

Les thrips sont bien gérés dans le système avec l’utilisation d’acariens prédateurs Amblyseius cucumeris et Amblyseius swirskii.

L’auxiliaire Phytoseiulus persimilis, prédateur d’acariens, n’a pas été efficace avec des lâchers sur une population d’acariens déjà bien installée. Les lâchers sont à anticiper dès l’apparition des premiers acariens.

Les pucerons restent les ravageurs les plus problématiques, les chrysopes sont efficaces pour les réguler, mais ne suffisent pas en juin où les ils se développent rapidement. D’autres auxiliaires prédateurs de pucerons ont été étudiés (Aphidoletes aphidimyza, syrphes, parasitoïdes) mais n’ont pas montré d’efficacité suffisante pour un bon contrôle des pucerons.

Concernant les maladies, des traitements de synthèse appliqués contre l’oïdium on été remplacés pas des produits de biocontrôle et ont montré de bons résultats. Contre le botrytis, les traitements appliqués sur Gariguette ont été réduits et remplacés par des produits de biocontrôle sans développement de la maladie. 

Les stratégies mises en place ont permis d’assurer une protection efficace contre les bioagresseurs en évitant des dégâts, des pertes de qualité et de récolte tout en réduisant globalement l'IFT. Le coût des stratégies est resté raisonnable en ne dépassant pas la limite de 1€/m² d’intrants et de main d’œuvre.

 

Zoom sur les plantes relais