Culture de Gerbera fleur coupée en Protection Biologique Intégrée sous climat méditerranéen

Fleurs coupées
Horticulture – PPAM
Année de publication 2018
  (mis à jour le 08 fév 2021)
Source :  Cellule d'Animation Nationale DEPHY
Auteur :  Ange LHOSTE-DROUINEAU, Tatiana DENEGRI, Jérôme COUTANT - ASTREDHOR Méditerranée Scradh
Réferences : 
Fiche système DEPHY EXPE - Janvier 2018 [fsotpd + fssn + fssvp]
Picto fiche SYSTEME DEPHY EXPE

[DEPHY EXPE] - Projet HORTIFLOR - Site Scradh – Système S1 Gerbera Innovant

Mots clés : Gerbera – Fleur coupée – PBI – Hors-sol – Climat méditerranéen – Auxiliaire de culture – Aleurode – Oïdium

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Cet essai est mené sur le site de la station expérimentale ASTREDHOR Méditerranée Scradh, de 2012 à 2018, dans le cadre du projet HORTIFLOR. Ce dernier porte sur la mise au point d'itinéraires culturaux innovants pour réduire l'utilisation de produits phytosanitaires en production de Gerbera (fleurs coupées, à cycle long) sous abri.

Depuis 2000, les expérimentations visent à mettre au point une stratégie de Protection biologique intégrée globale du Gerbera. A ce jour, la lutte biologique contre les ravageurs a permis d’obtenir des résultats encourageants. S’agissant des pathogènes, des freins subsistent. L’oïdium est le bioagresseur étudié en priorité dans le projet HORTIFLOR, pour lequel depuis quatre ans il y a eu un « screening » des alternatives possibles. Le système innovant présenté ici a été mis en œuvre dans son ensemble en 2016 et 2017. Il doit apporter des références sur l’efficacité de contrôle de l’agent pathogène et la compatibilité des substances alternatives vis-à-vis des auxiliaires.

 

Leviers mobilisés

 

Principaux résultats et enseignements

La surveillance (monitoring) de l'état sanitaire des cultures et des populations de ravageurs/auxiliaires (observations régulières, piégeage...) est essentielle à la réussite de la PBI. Dès le dépassement d’un seuil de nuisibilité, les produits alternatifs ne permettent plus un contrôle efficace.

Parmi les nombreuses problématiques du Gerbera, l’aleurode reste l’agent nuisible le plus important, pour lequel la lutte chimique est encore nécessaire. D’autres nuisibles se révèlent difficilement contrôlables dans des foyers, et des maladies telluriques sont apparues sur certaines variétés. Cependant, globalement les alternatives biologiques ont permis d’atteindre l’objectif de réduction de l’IFT chimique (2016-2017 : - 83% d'IFT total par rapport à la référence).

Les résultats sont globalement satisfaisants, bien qu’une marge de progression soit encore possible vu les pertes dues au défaut de contrôle des nuisibles.

 

Zoom sur la lutte contre l’oïdium