Manuel du planteur bananier : Pucerons et CMV

Banane
Année de publication 2018
  (mis à jour le 20 déc 2019)
Source : 
Manuel du planteur de bananier
Auteur :  IT²
Réferences : 
Site IT²
Manuel du planteur bananier : Pucerons et CMV

Il existe sur la planète plusieurs milliers d’espèces de pucerons.

Deux d’entre elles sont fréquemment rencontrées en bananeraie aux Antilles :

- le puceron du bananier (Pentalonia nigronervosa) ;

- le puceron du melon et/ou du coton (Aphis gossypii)

 

Plus de mille espèces végétales (sauvages et cultivées) appartenant à 85 familles botaniques sont recensées comme potentiellement hôtes du CMV.

Aux Antilles, parmi les plantes cultivées on retrouve bien sûr les cucurbitacées (concombre, melon, pastèque, etc.) mais également les taros (dachine / madère).

Parmi les adventices présentes en bananeraie pouvant héberger le virus, on retrouve principalement les herbes grasses (Commelina diffusa, Commelina benghalensis, Commelina repens.), les épinards (Amaranthus sp.) et certaines lianes (Mikania micrantha, Ipomea sp.). Ces plantes peuvent être des porteurs sains ou montrer des symptômes de mosaïque.

Le CMV est transmis par plus de 75 espèces de pucerons, selon un mode de vection non persistant, c’est-à-dire que le virus ne se multiplie pas à l’intérieur du puceron, il est juste transmis de façon mécanique d’un plant à un autre lors de la prise alimentaire. Les pucerons ont la fâcheuse habitude de goûter tout ce sur quoi ils atterrissent, sans forcément se nourrir si cela ne leur plaît pas, mais cela suffit à la contamination. La transmission du virus se fait essentiellement dans le mois suivant la plantation du vitroplant de bananier.