Fertilisation raisonnée

Arboriculture
Cultures légumières
Cultures tropicales
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Horticulture – PPAM
Vigne
Année de publication 2018
  (mis à jour le 02 avr 2020)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  F.BERGER & Ph.DELVAL
Réferences : 
Levier PIC "Pratiques culturales"
Fertilisation raisonnée

Le raisonnement de la fertilisation, comprenant l’ensemble des apports organiques et minéraux apportés par l’agriculteur pour subvenir à l’alimentation de la plante cultivée, est important pour permettre un équilibre de celle-ci.

L’excès de ces apports peut avoir pour conséquence de favoriser un certain nombre de bio-agresseurs notamment par des excès temporaires de l’azote :

  • développement d’un feuillage dense de la culture à l’origine d’un microclimat humide favorable au développement de maladies et dissémination des agents pathogènes facilitée par la proximité des organes végétaux ;
  • exploitation de l’azote par les adventices ;
  • attractivité de la culture vis-à-vis des ravageurs (appétence, quantité de la ressource nutritive) et développement végétatif important favorisant les déplacements de plante en plante.

A l’inverse, des apports bien maîtrisés peuvent rendre les cultures davantage concurrentielles vis-à vis des adventices (développement plus précoce et important) et également plus résistantes vis-à-vis des attaques de ravageurs (culture avancée à un stade moins sensible, meilleur état général de la plante).

Afin de raisonner la fertilisation, il est important de connaître les teneur d’azote, de phosphore, et de potasse dans le sol avant la culture, pendant celle-ci ou dans la plante.

Les méthodes de raisonnement de la fertilisation sont de plusieurs ordres :

  • ajustement de la dose en cours de campagne permettant d’éviter les excès et les carences en fonction de la teneur du sol (analyse), du contexte climatique de l’année et de l’état de la culture (Outils d’Aide à la Décision et objectifs de récolte) ;
  • fractionnement des apports qui évite les surdoses à certaines périodes ;
  • localisation des apports qui privilégie les zones d’absorption par les plantes (lignes de semis, apports foliaires).