Gestion des auxiliaires dans l’agro-éco-système

Arboriculture
Cultures légumières
Cultures tropicales
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Horticulture – PPAM
Vigne
Année de publication 2019
  (mis à jour le 06 avr 2020)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  F.BERGER et Ph.DELVAL
Réferences : 
Levier PIC "Infrastructure agroécologique"
Gestion des auxiliaires dans l’agro-éco-système

Les organismes auxiliaires jouent un rôle important dans le contexte de la protection intégrée car ils peuvent permettre de maîtriser un certain nombre de ravageurs clefs des cultures.

Plusieurs difficultés apparaissent dans leur gestion :

  •     leur reconnaissance : il est primordial de connaître les critères d’identification des auxiliaires et de pouvoir les échantillonner sur le terrain ;
  •     leur installation, préservation et développement dans les différents compartiments de l’agro-éco-systèmes (parcelles, abords) : il est nécessaire pour cela de développer plusieurs types de techniques qui vont permettre à leur population de croître afin d’avoir une certaine efficacité sur les bio-agresseurs ciblés.

Pour cela, on peut citer :

  •     la lutte dite par acclimatation (cf. Auxiliaires-lutte par acclimatation)
  •     la lutte dite par augmentation (cf. Auxiliaires-lâchers inondatifs)
  •     la lutte dite par conservation (cf.Lutte par conservation), qui vise à protéger et à favorsier les populations d'auxiliaires, notamment par des pratiques culturales plus respectueuses de ces organismes (utilisation de produtis phytopharmaceutiques de moindre écotoxicité par exemple) et par l'aménagement de leur habitat.

L’objectif est d’attirer ou de favorise des auxiliaires reconnus utiles, en aménageant notamment l'habitat (cf. fiches "leviers PIC infrastructures agro-écologiques accessibles en bas de page) :

  •     en aménageant le paysage ;
  •     en implantant des couverts faunistiques et floristiques ;
  •     en installant des abris (cf. Abris à insectes) ;
  •     en laissant se développer des adventices utiles et peu concurrentielles ;
  •     en implantant des cultures ou espèces relais attractives ;
  •     en adaptant le travail du sol.

Dans le premier groupe, tous les éléments paysagers doivent faciliter l’accroissement des populations ; ce seront des nichoirs à oiseaux, des haies, des bandes fleuries. Ils présentent d’autres avantages : protéger contre l’érosion, le vent, servir de ressource pour les pollinisateurs, servir de refuge et de corridor biologique pour des vertébrés. Peu de données scientifiques avancent cet objectif et il est important d’éviter toute propagation de plantes à partir de ces dispositifs pouvant avoir des conséquences néfastes (concurrence, abri de nuisibles,…)

Dans le second groupe, certains couverts ont été reconnus propices au développement des auxiliaires (miscanthus, swithgrass, inondatifs).