Lutte par conservation - Biodiversité fonctionnelle

Vigne
Cultures légumières
Cultures tropicales
Horticulture – PPAM
Arboriculture
Année de publication 2018
  (mis à jour le 03 déc 2019)
Source : 
EcophytoPIC
Auteur :  F.BERGER & Ph.DELVAL
Lutte par conservation - Biodiversité fonctionnelle

La lutte par conservation consiste à protéger et favoriser les populations d’ennemis naturels (auxiliaires naturels) d’autres organismes phytophages des plantes cultivées, pour réduire l’impact sur les cultures. Elle valorise ainsi la biodiversité fonctionnelle existante et répond au principe d'encourager les mécanismes naturels de lutte contre les ennemis des cultures.

Celle-ci peut être favorisée par le choix des produits ayant le moins d’impact possible, la création d’un habitat protégé et des pratiques agronomiques ne perturbant pas leur cycle. La lutte par conservation prend donc en compte à la fois un caractère préventif et un caractère curatif de protection et fait appel à la préservation de la biodiversité fonctionnelle.

Même si le rôle le plus connu reste la maîtrise des ravageurs par des auxiliaires aériens ou du sol, le rôle des auxiliaires du sol vis-à-vis des adventices est en train d’être étudié. Certaines études montrent des résultats encourageants en matière de consommation de graines d’adventices par les insectes adultes, à régime granivores. Néanmoins, ceux-ci, même s’ils peuvent contribuer à la régulation des stocks semenciers de certaines espèces, ils ne peuvent en aucun cas se substituer à une intervention. Toutes techniques permettant de préserver ces insectes, au même titre que les prédateurs de bio-agresseurs, peuvent concourir à faire baisser la présence d’adventices et ainsi la pression d’enherbement des parcelles.

Aussi, l’aménagement de zones refuges et de développement des auxiliaires, interne ou externe à la parcelle agricole, appelées infrastructures agro-écologiques (IAE), peut être un atout pour cette méthode de lutte.

Il est cependant souvent difficile de chiffrer le bénéfice de telles installations étant donné la difficulté de prévision de la présence, du développement et de l’efficience des auxiliaires. De plus, ces aménagements ne doivent pas aboutir à des résultats inverses où la balance bénéfices/risques devient désavantageuse par le développement de bio-agresseurs non régulés. 

La connaissance des impacts des produits utilisés et des pratiques d’entretien de ces zones est également primordiale pour bénéficier réellement d’une lutte par conservation.