Auxiliaires - lâchers inondatifs

Cultures légumières
Cultures tropicales
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Horticulture – PPAM
Vigne
Année de publication 2019
  (mis à jour le 30 déc 2019)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  Ph.DELVAL & F.BERGER
Auxiliaires - lâchers inondatifs

C’est un lâcher d’auxiliaires de façon massive dans la culture dans le but de maîtriser rapidement des populations d’organismes nuisibles, comme le ferait un traitement chimique.

La méthode ne vise pas forcément à implanter durablement les auxiliaires; c’est surtout un effet sur le court terme qui est recherché.

En cas de faible attaque sur quelques foyers, il est possible de réaliser des apports en localisé.

Les auxiliaires commercialisés pour cet usage sont des macro-organismes (insectes, acariens ou nématodes entomopathogènes). Leurs voies d’actions sont la prédation (auxiliaires qui tuent et mangent leurs proies au cours de leur vie) ou le parasitisme (auxiliaires qui se développent aux dépends d’un hôte unique et conduisent à sa mort). Ils sont multipliés par un procédé industriel et conditionnés en tant que produits commerciaux.

Contrairement aux produits phytopharmaceutiques classiques, certains d’entre eux peuvent être plus spécifiques d’une espèce de ravageurs (cas de parasitoïdes). Ces produits font l’objet de nombreux contrôles de qualité et de vérification d’innocuité vis-à-vis des organismes vivants non cibles et d'une nouvelle réglementation nationale en ce qui concerne les organismes non indigènes

Cette méthode permet de maîtriser efficacement des populations de ravageurs mais peut trouver ses limites dans les situations où d’autres ravageurs que l’organisme ciblé doivent faire l’objet d’une lutte insecticide. Dans ces cas le choix des traitements chimiques doit être fait de façon à affecter le moins possible les organismes auxiliaires et ne pas mettre en cause une réinstallation rapide. La prophylaxie (diminution de l’inoculum) et des observations régulières sont indispensables pour la réussite de la mise en place de cette protection biologique.

On prévoira une charge de travail un peu plus importante pour la mise en œuvre de cette technique par rapport à des traitements chimiques (temps de lâchers et observations).