Micro-organismes contre les agents pathogènes

Arboriculture
Cultures légumières
Cultures tropicales
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Horticulture – PPAM
Vigne
Année de publication 2019
  (mis à jour le 09 avr 2020)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  F.Berger et Ph.Delval
Réferences : 
Levier PIC "Produits de biocontrôle"
biopesticides 2

C’est l’emploi de virus, de bactéries ou de champignons pour lutter contre les agents pathogènes responsables de maladies.

Les mécanismes mis en jeux sont :

  • le parasitisme, auquel cas le microorganisme se développe aux dépens de son hôte, qui en meurt ;
  • la compétition, pour les éléments nutritifs et/ou les sites d’infection ;
  • et l’antibiose, c’est-à-dire la production de substances toxiques pour l’agent pathogène ciblé.

Outre ces effets directs, les microorganismes antagonistes peuvent également avoir des effets bénéfiques sur la culture : stimulation de la croissance, de la vitalité, stimulation des défenses naturelles, etc.

Comme pour les produits utilisés dans le cadre de la lutte chimique, les interventions réalisées à l’aide des préparations à base de micro-organismes doivent être raisonnées de façon à prévenir l’apparition de résistances.

Ces produits constitués d’organismes vivants sont par ailleurs davantage sensibles aux conditions environnementales (rayonnement solaire, humidité, température), ce qui peut limiter leur persistance d’action sur le terrain. Il faut ainsi prévoir des conditions de stockage particulières (au froid), traiter lorsque les conditions climatiques sont favorables et en général renouveler les traitements. On évitera enfin de réaliser certains traitements chimiques incompatibles avec le traitement biologique.

Ces produits de lutte biologique sont soumis à homologation selon le règlement CE n°1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.