Utilisation de la résistance variétale au mildiou et à l'oïdium

Vigne
Année de publication 2016
  (mis à jour le 04 nov 2020)
Source :  CAN DEPHY
Auteur :  Projet Ecoviti Aquitaine & Pepsvi Alsace
Réferences : 
Réseau DEPHY Expé Filière Viticulture: Synthèse 2016 -Focus thématique 7 [fhmv]
mildiou vigne

Tous les cépages cultivés actuellement sont sensibles au mildiou et à l'oïdium, les deux bioagresseurs à l'origine de plus de 80 % des traitements phytosanitaires.

Le levier de la résistance variétale n'est plus utilisé depuis la seconde moitié du XXème siècle, suite à la disparition du vignoble des variétés dites « hybrides producteurs directs », fortement résistantes au mildiou et à l'oïdium mais dotées de qualités œnologiques médiocres.

L’effort d’amélioration génétique a cependant été poursuivi en Europe, notamment en Allemagne, en Hongrie, et plus récemment en Italie et a permis de mettre au point plusieurs variétés résistantes.

En France, l'INRA s'est engagé en 2000 dans un projet de sélection visant à créer des variétés oligogéniques, c'est à dire associant un ou plusieurs gènes de résistance au mildiou et à l'oïdium.

Ce projet va aboutir aux premières inscriptions de cépages résistants en 2018.  Dans un proche avenir, les viticulteurs vont donc pouvoir mobiliser ce levier pour construire des systèmes de culture très peu dépendants des pesticides. 

Ce document est extrait de la Synthèse des résultats à mi-parcours à l’échelle nationale de la filière viticulture (Réseau DEPHY EXPE).