Utilisation de plantes fleuries au sein de cultures non fleuries en protection intégrée par conservation

Horticulture – PPAM
Année de publication 2014
  (mis à jour le 03 déc 2019)
Source : 
Astredhor
Auteur :  A.Ferre et A.Gourlay
Réferences : 
AFPP - 4ème conférence internationale sur les méthodes alternatives 2011
Utilisation de plantes fleuries au sein de cultures non fleuries en protection intégrée par conservation

En protection intégrée par conservation, nous nous appuyons sur l’action des auxiliaires spontanés présents au sein de la culture et de ses abords (haie, prairie, culture adjacente…) pour contrôler les ravageurs.

Or, les imagos de certains auxiliaires, comme le syrphe ou la chrysope, consomment du pollen et du nectar. Ils auront donc tendance à éviter les cultures sans fleur, d’où peu de larves (stade prédateur) et un moindre succès du contrôle des ravageurs.

Pour pallier cela, nous avons testé l’intérêt de disposer des plantes-fleuries au sein de cultures non fleuries. La production modèle a été celle du rosier de jardin. Plusieurs taxons ont été testés comme plante-fleurie. L’un des meilleurs est Potentilla fruticosa. Par nos essais, nous avons montré que les cultures avec plantes-fleuries accueillent significativement plus d’auxiliaires et moins de ravageurs qui restent souvent sous le seuil de nuisibilité.