Réseau FERME des Maraîchers Provençaux
Le réseau FERME que j’anime est composé de maraîchers des Bouches-du-Rhône. Ce sont des maraichers qui cultivent très majoritairement voire uniquement sous abris, les cultures phares du département, à savoir la laitue, les légumes ratatouille (tomate, aubergine, courgette, poivron) et la fraise dans une moindre mesure.
Ce réseau est composé de deux principaux modèles de production : des exploitations AB ou conventionnelles cultivant sous abri de type tunnel, entre 2 et 5 espèces durant toute l'année. Et nous retrouvons un second modèle avec des exploitations hors-sol sous serre verre, spécialisées en culture de tomate.
Ainsi, ce groupe de producteur est très représentatif du maraichage du département mais aussi assez hétérogène, faisant de ce réseau une véritable vitrine technique pour toute la filière Provençale. La majorité sont des producteurs conventionnels, mais trois fermes en AB.
Ces maraîchers usent déjà de tous les outils techniques pour baisser les intrants phytosanitaires de synthèse. Tous les producteurs utilisent les insectes auxiliaires, soit en les lâchant directement sur les cultures, soit en favorisant l’environnement de l’exploitation pour faciliter leur développement. De même, tous les maraîchers de ce réseau utilisent préférentiellement les produits de biocontrôle, ce qui permet à la profession d’avoir des données techniques dès leur mise sur le marché. Les résultats techniques sont au rendez-vous, certains producteurs sont déjà très économes en intrants phytosanitaires et labellisés "Zéro Résidus de Pesticides".
Cultures principales : Tomate, salade, aubergine, fraise, courgette, asperge, melon, poivron, concombre, fenouil, radis, mâche...
Spécificités du groupe : Protection intégrée et biologique, Fertilité du sol
Partenariats locaux : FDCETAM13, APREL, CTIFL, INRA Avignon
Le regard de l'ingénieur réseau :
‘Travailler avec des maraîchers dans un objectif commun est enrichissant pour tous. Évidemment, les maraîchers du groupe ont un conseil spécifique à leurs productions, mais ils s’engagent à ouvrir à la profession leurs stratégies de gestion des risques phytosanitaires. On est au cœur de la réflexion technique, à la base des clés de réussites de la production. C’est un point sensible, un point stratégique qui permet au final d’asseoir le chiffre d’affaire de l’exploitation. Les résultats des uns servent aux autres et vis-versa, ce qui permet à tous d’avancer. ’
Titre de projet collectif
Principales thématiques du projet collectif
- Utilisation/optimisation/maintient des auxiliaires des cultures
- Améliorer les connaissances sur les couverts végétaux (qualité des sols et/ou attirer les auxiliaires).
- Modifier ses pratiques de fertilisation en s’inspirant des pratiques des producteurs les plus avancés dans le groupe et/ou dans la région ;
- Diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires et favoriser des agents de biocontrôle pour améliorer la protection des cultures.
Résultats du groupe :
- Rapport d'étude sur la fertilité du sol avec le suivi de la minéralisation des matières organiques et l'évaluation du Slake test : Rapport
- Vidéo des résultats des producteurs sur l'utilisation des plantes de soucis (Calendula officinalis) pour le développement de Macrolophus et la gestion des bioagresseurs sur les exploitations : VIDEO
- Vidéo de résultats d'utilisation de produits de biocontrôle en salade, tomate, melon : VIDEO
- Vidéo de résultats de protection bas intrants et produit de biocontrôle en salade sous abri : VIDEO
Graphique de l'évolution de l'IFT:

Ce graphique présente l'évolution des IFT (Indices de Fréquence de Traitements) moyens à la culture depuis la constitution du groupe en 2021:
- en bleu, la courbe de l'IFT total (chimique et biocontrôle)
- en pointillés, la courbe de l'IFT des produits de biocontrôle uniquement
Les producteurs du groupe traitent globalement peu mais la pression des bioagresseurs, parfois importante sur certaines années, limite la baisse. On observe une certaine hétérogénéité entre les exploitations suivies. Nous constatons tout de même une diminution globale sur 5 ans.


