Les Substances Végétales contre le mildiou de la vigne

Viticulture
Vigne
Année de publication 2021
  (mis à jour le 30 nov 2021)
Source :  Cellule RIT Cuivre
Auteur :  Chambre d'Agriculture de la Gironde et Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV)
Les Substances Végétales contre le mildiou de la vigne

Les substances végétales sont de plus en plus plébiscitées par les agriculteurs et, notamment, les viticulteurs pour réduire le recours aux produits phytosanitaires dits classiques. Les propriétés nombreuses et variées des plantes sont bien connues empiriquement, leur utilisation à l'échelle d'une production commerciale est possible tout en prenant en compte la règlementation actuelle.

La plupart des plantes aux vertus utiles au champ dont partie des plantes dites consommables par l'homme et donc sans danger, permettant leur utilisation par les viticulteurs. Cependant, ces substances ne sont pas hors règlementation et ne peuvent pas toutes être appliquées dans le cadre de la protection du vignoble. Cette règlementation est applicable aux produits commerciaux disponibles mais aussi aux préparations faites sur l'exploitation, que ce soit à partir de plantes fraichement ramassées ou séchées :

 

1)   Pour une protection phytosanitaire de la vigne :

 

Ces plantes sont alors exemptes de toute autorisation de mise sur le marché et peuvent être utilisées librement dans le cadre de la protection du vignoble selon les recommandations de la commission européenne. Pour plus d'information, se référer au site dédié de l'ITAB.

 

Elles sont alors soumises à une Autorisation de Mise sur le Marché française rendant leur production individuelle interdite. Les produits sont à utiliser selon les recommandations de la firme phytopharmaceutique et dans le cadre de l'AMM.

 

2)   Hors du cadre de la protection phytosanitaire :

 

Les plantes sans danger pour l'homme et l'animal sont définies par la liste des 148 plantes inscrites à la Pharmacopée à usage non exclusif, et , plus récemment, élargies à la liste des plantes autorisées dans les compléments alimentaires. Ces plantes ne sont pas, pour autant, utilisables à des fins phytosanitaire mais uniquement pour une biostimulation de la plante pour résister à un stress abiotique. Les SNUB sont également soumises à un cahier de charges régissant leur fabrication et utilisation d'après l'arrêté du 17-06-2021.

 

  • Les plantes n'entrant dans aucun des cadres règlementaires cités et dont l'utilisation au champ est alors interdites sans une autorisation de mise sur le marché française.

 

 

Les préparations d'extraits végétaux sont accessibles à tous selon plusieurs méthodes en fonction de la nature de la plante mais aussi de l'effet escompté :

        -     Infusion ou Tisane obtenue en chauffant les plantes dans de l'eau jusqu'à la température adéquate puis laisser infuser jusqu'au refroidissement total de la préparation,

        -     Décoction obtenue en chauffant les plantes dans de l'eau ou de l'alcool alimentaire jusqu'à ébullition durant un laps de temps plus ou moins long,

        -     Macération obtenue en laissant macérer les plantes dans de l'eau froide ou de l'alcool alimentaire pendant plusieurs heures ou jours,

        -     Purin résultant d'une macération dans de l'eau jusqu'à obtenir une fermentation naturelle,

        -     Huiles essentielles obtenues par une distillation à l'eau dans un alambic. Cette préparation étant très concentrée, des précautions supplémentaires sont à prendre en compte et une section leur est dédiée sur le centre de ressource ici.

Pour plus d'information sur les préparations des extraits végétaux, la Chambre d'Agriculture des Pays de la Loire a produit un livret synthétisant études bibliographiques et expérimentaux disponible ici.

 

 

Accéder aux fiches sur les Substances Végétales en viticulture :

 

Accéder aux fiches sur les Huiles Essentielles en viticulture :

 

Centre de ressources Cuivre en viticulture
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