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Fermes DEPHY VITI 41

Viticulture Vigne
Conduite de la vigne et du verger
Désherbage mécanique/thermique
Fertilité et vie des sols
OAD, analyse du risque, optimisation de la dose
Régulation biologique et biocontrôle
Année de publication 2019
  (mis à jour le 18 mai 2021)
Carte d’identité du groupe
Les réunions du groupe DEPHY viti 41 ont lieu dans les domaines pour pouvoir voir le matériel et les vignes
Structure de l'ingénieur réseau
Chambre d' Agriculture du Loir-et-Cher
Nom de l'ingénieur réseau
Brieuc MENAGER
Date d'entrée dans le réseau
2012
11
Nombre d'agriculteurs dans le groupe.
Présentation du groupe

11 exploitations viticoles du Loir-et-Cher sont engagées depuis 2012 dans le réseau DEPHY  pour tester et valider des techniques économes en phytos et performantes. Elles s’appuient sur différents leviers en fonction des objectifs de chaque exploitation et l’échange en collectif permet d’aller plus loin.  


Cultures principales : Viticulture pour vins en appellation d'origine

Spécificités du groupe : 2 exploitations en agriculture biologique et 9 en lutte raisonnée

 

Le regard de l'ingénieur réseau :

Le groupe s'est constitué en 2012 autour d'un projet au départ axé sur le raisonnement des interventions, les observations de témoin non traité, les produits alternatifs et les outils d'aide à la décision. Les viticulteurs mettent en place des protocoles communs et échangent sur leurs résultats. Ils ont tous intégré les produits de biocontrôle et développent le travail du sol à la place du désherbage chimique entre autres pistes. 

Projet collectif et résultats du groupe

Titre de projet collectif : Agroécologie en Loir-et-Cher


Thématiques principales du groupe :


Le réseau de fermes DEPHY Viti 41 s’appuie sur des viticulteurs volontaires du Loir-et-Cher qui  travaillent en utilisant des leviers choisis par chaque exploitation: améliorer le positionnement des fongicides par un témoin non traité, développer le travail du sol, effeuiller, tester des produits naturels dits biocontrôles, utiliser un modèle Optidose® contre le mildiou et l’oïdium en suivant l’effet sur le black-rot par des témoins pleine dose.

Les cicadelles vertes notamment provoquent une grillure du feuillage si elles pullulent ce qui est préjudiciable à la maturation des raisins. Les fermes DEPHY utilisent un produit naturel, l’argile calcinée ou kaolinite, qui permet de blanchir le feuillage et crée une barrière physique qui gêne les cicadelles. L’argile a un effet insectifuge, il ne tue pas les insectes, il rend juste la vigne moins appétente. Des tests depuis 2012 ont montré qu’une à deux applications divisent les populations sur la vigne par 2 sans perturber la photosynthèse. 

Au-delà de la réduction des produits phytosanitaires, les viticulteurs ont souhaité travailler sur un entretien des sols qui soit plus durable et respectueux de l’environnement. Des essais sont menés depuis 2016 pour remplacer la fertilisation par des semis d’engrais verts. Il s’agit de légumineuses ou graminées semées entre les rangs de vignes en été et détruites au printemps. Ces plantes en se décomposant enrichissent le sol et améliore sa structure. Une quinzaine de viticulteurs du GDDV41 ont souhaité tester cette pratique pour trouver  les espèces les mieux adaptées à nos terroirs. 

 

Autres thématiques travaillées par le groupe et pistes innovantes explorées collectivement

Des viticulteurs remplacent aussi peu à peu le désherbage chimique par des griffages mécaniques. Là encore, cela nécessite de travailler sur des itinéraires particuliers et d’adapter le matériel au type de sol et aux moyens du viticulteur pour ne pas trop augmenter les coûts de production. La Chambre a un rôle d’animation en organisant des démonstrations de matériel et de capitalisation en récapitulant les retours d’expériences des viticulteurs. 

Une autre piste qui est expérimentée est de mettre du paillage sous les rangs de vignes pour étouffer les adventices et limiter le désherbage. Des essais sont faits avec différents paillis notamment avec du miscanthus. Ils seront suivis pour vérifier que le paillis reste en place au moins 3 années ce qui rendrait cette pratique intéressante du point de vue environnemental. Tous ces essais sont bien sûr complétés par des observations sur la vigne pour suivre les effets sur l’état sanitaire et la maturation pour obtenir le meilleur raisin quelque soit les conditions du millésime. 

 

Résultats du groupe

Témoignage de la structure :

Autres infos
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Alice REUMAUX
Brieuc MENAGER
Ingénieure réseau - Chambre d'agriculture de Loir-et-Cher