Phénomènes induits par S. sclerotiorum : Diviser pour mieux régner
Sclerotinia sclerotiorum, un champignon pathogène
Contrairement à la majorité des champignons, S. sclerotiorum peut déclencher des maladies sur des centaines d’espèces différentes. Cette large capacité d’infection augmente la vitesse de propagation de la maladie. C’est pourquoi, il est important d’étudier les phénomènes moléculaires et cellulaires sous-jacents afin de comprendre le pouvoir infectieux de ce champignon.
Les chercheurs du Laboratoire des Interactions Plantes Microorganismes d’INRAE ont étudié un mécanisme de coopération au sein de colonies de champignons, une méthode de division du travail, où chaque cellule œuvre différemment dans un but commun. Ainsi, les cellules des filaments mycéliens auraient des fonctions différentes mais complémentaires, leur permettant un travail collectif dans le processus d’infection de l’hôte. Cette organisation coopérative au sein des filaments fongiques est d’autant plus importante pour le succès du champignon que la plante attaquée est capable de se défendre efficacement. Ces résultats originaux apportent des éléments de compréhension du pouvoir infectieux de ce champignon pathogène.


