Evaluation du plan de développement de l’agroforesterie 2015-2020

Arboriculture
Cultures légumières
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Vigne
Année de publication 2021
  (mis à jour le 14 sep 2021)
Source :  Acteon environnement
Auteur :  Maëlle Drouillat (ACTeon) Christophe Sotteau (AGRO-ECO EXPERT) Pierre Strosser (ACTeon)
Réferences : 
Rapport final - juin 2021
plan agroforesterie

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA) a souhaité réaliser une évaluation du plan de développement de l’agroforesterie. Celui-ci a été rédigé en 2015 pour une application sur la période 2015-2020. Son objectif général est le développement et la gestion durable de l’agroforesterie, sous toutes ses formes et sur tout le territoire français.

Les réponses aux 13 questions évaluatives sont conçues pour apporter des éléments factuels visant à mesurer ses impacts et sa mise en oeuvre, et à fournir des recommandations pour sa poursuite éventuelle sur la période 2020-2025. Dans le cadre de cette évaluation, au-delà des analyses bibliographiques, plus de 50 entretiens ont été réalisés avec les parties prenantes du plan, 2 enquêtes internet ont été lancées (une première à destination des conseillers/ animateurs agricoles, ayant recueilli 275 retours, une seconde à destination des agriculteurs impliqués dans des GIEE agroforestiers ayant recueilli 21 retours) et trois focus group ont été organisés (aux échelles de la Lorraine, Centre-Val de Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur) afin de recueillir l’avis de différents types d’acteur sur cette mise en oeuvre.

Globalement, l’évaluation a montré que :
- Le plan de développement de l’agroforesterie a apporté une réponse forte du ministère et de ses partenaires à des enjeux environnementaux et sociétaux prégnants en 2015. Les besoins des acteurs ont été correctement recensés et des actions ont été déclinées pour répondre à ces besoins.
- Globalement, les actions prévues dans le cadre du plan seront menées pour la fin de l’année 2020. Environ ¼ des actions n’avançaient pas selon les ambitions lors de l’évaluation. Ces actions sont majoritairement des actions représentant de nouveaux types d’activité, des ruptures avec le fonctionnement « avant-plan ».
- Si le plan n’a pas fait l’objet de financements dédiés, les porteurs d’actions ont su, pour la plupart, mobiliser des financements pour mettre en oeuvre les actions prévues dans le cadre du plan : que ce soit sur leur budget propre (certaines actions visaient à poursuivre des activités déjà prises en charge comme les événements de sensibilisation par exemple), en s’impliquant sur des appels à projet (fonds CASDAR), ou bien en contractualisant directement avec le ministère (convention, action thématique transversale).
- Dans le même temps que l’agroforesterie se développait fortement sur le terrain (par un intérêt croissant des agriculteurs), le plan a apporté une nouvelle visibilité au système : intégré dans le cadre de nombreuses politiques « post-plan » (biomasse, inondation, etc.), et plébiscité par des députés et journalistes, ce système consensuel est de plus en plus reconnu au-delà du monde agricole.
- Les attentes sont encore fortes, notamment pour un second plan : assurer une poursuite des efforts sur la promotion et la formation, travaux à mener sur la simplification et l’harmonisation des différents dispositifs de financement, attentes sur l’appui à la valorisation économique des produits issus de l’agroforesterie.