Résistance aux fongicides sur céréales à paille - note commune 2021

Grandes cultures / Polyculture-élevage
Céréales à paille
Année de publication 2020
  (mis à jour le 01 mar 2021)
Source :  INRAE, Anses, ARVALIS - Institut du Végétal
Réferences : 
janvier 2021
Résistance aux fongicides sur céréales à paille - note commune 2020

Retrouvez dans cette note l’état des résistances aux fongicides utilisés pour lutter contre les maladies des céréales à paille et les recommandations pour limiter leur développement en 2021. 

Du côté du blé :

- En 2020, lessouches résistantes de Zymoseptoria tritici aux SDHI (CarR) poursuivent leur progression et atteignent une fréquence moyenne de 18 %. Au vu des mutations concernées, cette fréquence encore faible ne semble pas impacter l’efficacité des traitements qui contiennent des SDHI. Cependant, la prévention de cette résistance reste plus que jamais de rigueur.

- Depuis 2019 un peu plus d’une souche sur quatre de Z. tritici est désormais de phénotype MDR (résistance multi-drogues). - Dans un contexte d’érosion de plus en plus prononcée de l’activité au champ des triazoles d’ancienne génération, l’efficacité relative des IDM s’avère dépendante de la structure des populations de Z. tritici présentes localement.

Du côté de l’orge :

- La proportion de souches d’Helminthosporium teres résistantes aux SDHI reste très élevée (80 %) et affecte sévèrement l’efficacité des SDHI.

- Les souches d’H. teres aux QoI progressent fortement pour atteindre une fréquence moyenne d’environ 70 % (contre 30 % environ les années précédentes).

Recommandations :

- Sur blé comme sur orge, limiter l'utilisation des SDHI à une seule application par saison.

- Sur blé face à la progression des résistances multiples, n’intervenir que si strictement nécessaire et maintenir si possible un fongicide multisite dans le programme (soufre, folpel).

- Sur orge, pour éviter de sélectionner davantage des souches présentant une résistance multiple, le recours à l’utilisation d’un mélange trois voies QoI+SDHI+IDM doit être rigoureusement limité aux situations où l’helminthosporiose est très difficile à contrôler.