Mildiou de la betterave
Maladie
Peronospora farinosa f.sp. betae ,Peronospora schachtii, Peronospora betae
Classe: Oomycètes
Ordre: Peronosporales Famille: Peronosporacées
PRESENTATION
Le mildiou de la betterave est une maladie foliaire due à un oomycète, Peronospora farinosa f. sp. betae, un parasite strict (c'est à dire qui ne peut se développer et se reproduire qu'en présence d'un hôte vivant). Spécifique au genre Beta, il infecte les betteraves sucrières, fourragères, potagères, les porte-graines, les bettes ainsi que certaines betteraves sauvages. La maladie est présente dans la plupart des zones de production betteravière d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie. En France, elle peut être observée dans l'ensemble du bassin betteravier mais son intensité varie fortement selon les conditions climatiques.
(Source Ephytia, ITB)
BIOLOGIE
Le pathogène se conserve principalement sous forme d'oospores dans le sol, sur les résidus végétaux ou sur des repousses de betteraves et d'autres espèces du genre Beta. Les betteraves sont particulièrement sensibles dès la levée, puis leur sensibilité diminue progressivement avec le temps.
Les contaminations primaires surviennent au printemps, principalement sur les jeunes plantules, à partir de ces formes de conservation ou de mycélium ayant survécu sur des tissus infectés. Plus occasionnellement, des spores transportées par le vent peuvent également être à l’origine de nouvelles infections.
Après leur germination, les spores pénètrent dans les feuilles par les stomates. Le mycélium colonise ensuite la plante de manière systémique, atteignant le collet et le point végétatif, ce qui lui permet d’infecter les nouvelles feuilles en formation. Les jeunes betteraves sont particulièrement sensibles, notamment entre la levée et les premiers stades de développement.
Le développement de la maladie est favorisé par des conditions fraîches et humides. La germination des spores est optimale entre 4 et 7 °C, tandis que la production de nouvelles spores est maximale entre 8 et 10 °C lorsque l’humidité relative dépasse 80 %. Les pluies répétées et la présence prolongée d’eau sur le feuillage favorisent à la fois l’infection et la dissémination des spores, assurant la propagation de la maladie au sein de la parcelle.
SYMPTOMES
Sur les feuilles
Les symptômes caractéristiques concernent principalement les jeunes feuilles du cœur. Celles-ci deviennent vert pâle et présentent un aspect épaissi, gaufré et recroquevillé. Les limbes peuvent s'enrouler vers le bas et le développement du bouquet foliaire est perturbé, avec parfois l'apparition de nombreuses repousses foliaires.
Par conditions fraîches et humides, un feutrage gris à violacé correspondant à la sporulation du pathogène se développe principalement sur la face inférieure des feuilles, mais peut également être observé sur la face supérieure. Les feuilles atteintes finissent par noircir, se dessécher puis mourir.
Lorsque les conditions deviennent plus sèches, les feuilles extérieures peuvent pâlir puis jaunir, ce qui peut entraîner une confusion avec la jaunisse de la betterave.
Sur les racines et le collet
Les attaques précoces peuvent entraîner une déformation du collet ainsi qu'un étranglement du pivot. Un brunissement du xylème secondaire peut être observé à la coupe. Dans les cas les plus marqués, la racine présente également des crevasses.
La croissance de la plante est ralentie et le système racinaire reste souvent moins développé que celui des plantes saines. Les symptômes apparaissent généralement d'abord de manière isolée avant d'évoluer en foyers dans la parcelle. Les attaques les plus précoces sont généralement les plus dommageables.
Fiche du guide BetaGIA (Gestion Intégrée des Bioagresseurs de la betterave), Accès à l’intégralité du guide BetaGIA.


