Mildiou du Tournesol
Maladie
Plasmopara halstedii
Classe: Oomycètes
Ordre: Peronosporales Famille: Péronosporacées
PRESENTATION
Ce mildiou figure parmi les principales maladies du tournesol, pouvant entrainer de très fortes pertes de rendement. Son importance dépend fortement des conditions climatiques, de l'historique de la parcelle et du choix variétal. Les contaminations les plus préjudiciables surviennent très tôt après la levée, lorsque le pathogène infecte les jeunes racines puis colonise l'ensemble de la plante de manière systémique.
L'espèce est présente dans les principales zones de production de tournesol en Europe et en France. De nombreuses races physiologiques évoluent régulièrement, certaines étant capables de contourner les résistances génétiques des variétés cultivées.
Le pathogène peut également être maintenu par diverses plantes hôtes ou relais, notamment l'ambroisie à feuilles d'armoise, le xanthium, le bidens ou certaines espèces proches du tournesol.
(Source Ephytia, Terres Inovia).
BIOLOGIE
Le mildiou se conserve principalement dans le sol sous forme d'oospores (spores de résistance) capables de survivre plus de dix ans. Libérées lors de la décomposition des résidus de culture, elles persistent dans les premiers horizons du sol et constituent le principal réservoir d'inoculum de la maladie.
Au printemps, lorsque le sol est humide et frais, les oospores germent et produisent des zoospores mobiles qui infectent les jeunes plantules par les racines ou les cotylédons. Cette phase correspond aux contaminations primaires, généralement les plus dommageables.
Après l'infection, le mycélium colonise l'ensemble de la plante de façon systémique. Des sporulations se développent sur les feuilles infectées et produisent des spores responsables de contaminations secondaires, disséminées par l'eau, le vent et parfois les semences contaminées.
Le développement de la maladie est favorisé par des conditions fraîches et humides, notamment dans les sols mal ressuyés ou en présence d'eau libre après le semis. Les rotations courtes ainsi que la présence d'adventices ou de repousses de tournesol capables d'héberger le pathogène contribuent également à accroître le risque de contamination.
SYMPTOMES
Sur les jeunes plantules
Les contaminations précoces provoquent un ralentissement de croissance pouvant évoluer vers un nanisme marqué. Les plantules présentent souvent un jaunissement des cotylédons et peuvent, dans les cas les plus sévères, dépérir ou mourir avant leur développement complet.
Sur les feuilles
Des plages chlorotiques ou décolorées apparaissent sur le limbe, généralement délimitées par les nervures. Un feutrage blanc caractéristique correspondant à la sporulation du pathogène se développe sur la face inférieure des feuilles, notamment en conditions humides.
Sur la plante entière
Le pathogène se développe de manière systémique dans les tissus. Cette colonisation entraîne un raccourcissement des entre-nœuds et confère aux plantes atteintes un port rabougri caractéristique.
Sur les capitules
Les plantes fortement contaminées peuvent présenter des capitules déformés, de taille réduite ou orientés vers le haut. La floraison et la production de graines peuvent être altérées.
Impact sur le rendement
La nuisibilité dépend de la proportion de plantes atteintes dans la parcelle. Les attaques primaires sont estimées à environ 1 % de perte de rendement pour 1 % de plantes nanifiées. (Terres Inovia) Quelques plantes isolées ont donc généralement un impact limité si le foyer est limité mais des attaques généralisées peuvent entraîner des pertes de rendement significatives.


