dephyferme

Produire des pêches un DEPHY à relever

Arboriculture Fruits à noyau
Autonomie alimentaire
Conduite de la vigne et du verger
Désherbage mécanique/thermique
Fertilité et vie des sols
IAE et lutte biologique par conservation
Lutte biologique via substances naturelles et microorganismes
Mesures prophylactiques
OAD, analyse du risque, optimisation de la dose
Protection/lutte physique
Réglage et amélioration du matériel
Régulation biologique et biocontrôle
Variétés et matériel végétal
Année de publication 2019
  (mis à jour le 27 oct 2022)
Carte d’identité du groupe
pêcher en agriculture biologique
Structure de l'ingénieur réseau
GRCETA de Basse Durance
Nom de l'ingénieur réseau
Christophe MOUIREN
Date d'entrée dans le réseau
2012
10
Nombre d'agriculteurs dans le groupe.
Présentation du groupe

Depuis son entrée dans Dephy, le groupe a évolué aujourd'hui il compte 10 producteurs. Producteurs de taille diverse, basés sur l 'ensemble des bassins de productions de pêche et ce en conventionnel comme en AB, ce qui en fait un réseau ferme très représentatif de la production. L ' ensemble des producteurs ont la volonté d 'améliorer leurs pratiques tout en maintenant des performances agronomiques nécessaire à la viabilité de leur exploitation.

 

Cultures principales : Pêches en Production Fruitière Intégrée et en Agriculture Biologique

Partenariats locaux : Sud Expé St Gilles, Ctifl de Balandran, INRAE  Avignon et Gotheron

Le regard de l'ingénieur réseau :.

Même si, en pêcher, la confusion sexuelle contre la Tordeuse orientale était bien implantée avant la création du réseau, la volonté de confronter les pratiques existantes et d’établir des références solides a été le ciment du groupe.

L’introduction progressive de méthodes alternatives (lutte contre le puceron vert et le thrips, mécanisation du désherbage chimique, paillage au sol des jeunes vergers pour la maîtrise de l’enherbement) permet de cibler des pistes favorables à la réduction des IFT même si la mise en marché GMS conduit à sécuriser la tenue des fruits post récolte.

Dans le cadre de la démarches collective initiée avec les Réseaux Fermes pépins basés en PACA, les travaux du groupe ont porté depuis 2015 sur l’adaptation des volumes de bouillie au volume de frondaison (formes en « gobelet »).

Pour répondre aux attentes environnementales et sociétales, un nouveau projet de groupe a émergé concernant la biodiversité fonctionnelle en verger. Le groupe évoluant, des ateliers Bio se sont rajoutés et ce nouveau projet collectif permet de fédérer les producteurs en PFI et en AB.

Biodiversité fonctionnelle : présence, impact, comment la favoriser et alternatives au désherbage chimique


Principales thématiques du projet collectif :

Les attentes sociétales et environnementales de plus en plus fortes autour de la réduction des produits phytopharmaceutiques nécessitent de repenser les pratiques en vergers et de mettre en œuvre des actions complémentaires à l’utilisation des biocontrôles ou techniques déjà en place comme la confusion sexuelle. Actuellement, lorsque l’on est sensibilisé à l’amélioration de ses pratiques, on arrive à progresser jusqu’à une certaine limite. Celle-ci peut parfois conduire à un échec. Dans cette logique, la part de la biodiversité peut être bénéfique et aider le producteur à la franchir de façon plus aisée.

La pression autour du désherbage chimique implique de développer de nouvelles techniques de régulation des adventices sur le rang tel que le désherbage mécanique. Cependant, pour répondre aux problématiques spécifiques des différents terrains (présence de cailloux, sols battants, sensibles à la compaction, plantations sur butte…) et du système d’irrigation installé (modification du goutte à goutte posé au sol par exemple), le recours à la technique de bâche agro textile tissée est une réponse, mais pas la seule : Gestion des couverts végétaux par rouleaux FACA, semis de légumineuses sur le rang, mise en place de plantes de service (menthe poivrée, romarin, lavande…). Cet aspect de l’alternative au désherbage rejoint la biodiversité. 

Concernant les alternatives aux traitements phytopharmaceutiques, il a été démontré ces dernières années par les centres d’expérimentation que la biodiversité fonctionnelle, soit introduite dans le verger (micro hyménoptères pour lutter contre Pseudococcus sp), soit par aménagement des sites (exemple du principe d’effarouchement des corvidés par les rapaces, pose de nichoirs ou de perchoirs) permet d’accroitre la régulation naturelle des bioagresseurs.

L’objectif du projet collectif, est de mettre à profit toutes les avancées qui viennent d’être mises en évidence sur la biodiversité et de répondre en partie à une demande des consommateurs, relayée par les acteurs de la distribution sur la transition agro écologique.

L’ensemble du groupe a progressé et progresse encore sur l’utilisation des intrants. Les marges de manœuvre pour la plupart sont étroites, notamment en PFI, pour arriver à continuer de réduire. Ce projet autour de la biodiversité et sa favorisation, est commun à tous. Pour les bio, elle est indissociable du SDC et pour les conventionnels en PFI, elle sera complémentaire et leur permettra de communiquer avec leurs clients et d’appuyer leur démarche vertueuse en termes de production. Dans les deux cas, la réflexion autour de la re-conception des vergers peut être envisagée. Au niveau du groupe, ce projet a trouvé de l’écho et il sera sûrement source de progrès pour tous.  

La prise en compte de la contribution de la biodiversité fonctionnelle dans la régulation des bio agresseurs et l’alternative au désherbage permettront de contribuer aux objectifs de qualité de l’air et des eaux. L’ensemble des territoires du groupe est concerné par le sujet, par la proximité sur leurs exploitations de cours d’eau, de zone de captage, de voisinage vulnérable (école, maison de retraite…) 

Les indicateurs retenus sont multiples :

  1. Les IFT : la collecte des informations relatives aux IFT se poursuit. Pour le Système de culture pêche, l’IFT reste calculé à la parcelle ce qui permettra des comparaisons au cas où les alternatives au désherbage ne seraient pas généralisées (plantation ancienne notamment).
  2. L’analyse des données sera aussi bien qualitative que quantitative. Le système de mesure mis en place permet d’identifier le type de produit utilisé : biocontrôle, AB, Chimique, Fongicide, Insecticide, Herbicide ou autre, Identification des Nodu … Sur le plan du risque éventuel lié à l’exposition de la biodiversité, les analyses a posteriori pourront permettre de mesurer les progrès effectués par le développement des produits de biocontrôle ou la suppression de certains traitements.
  3. Les performances technico-économiques : quand c’est possible, les données relatives d’une part aux temps de travaux pour les tâches principales (taille, éclaircissage manuel, taille en vert, récolte), d’autre part aux performances agronomiques (rendement, répartition des calibres, des catégories) sont collectées. Ces données permettent de définir le potentiel de chaque parcelle et de les positionner par rapport aux moyennes connues. Toute parcelle performante ou non est alors plus facilement identifiable.
  4. S’appuyer sur l’ensemble des indicateurs élaboré par l’OAB.

 

Autres thématiques travaillées par le groupe et pistes innovantes explorées :

  1. Gestion de l’irrigation Goutte – à – Goutte pour limiter l’hygrométrie au verger et le risque Maladies de conservation / Xanthomonas.
  2. partenaire projet BUGS BUSTER : lutte mécanique par aspiration et soufflerie sur cicadelles et punaises
  3. Partenaire projet ADOPA : Adaptation de la DOse de produits phytopharmaceutiques en Pêches et en Abricots

 

Résultats du groupe

L’ensemble du groupe a déjà quelques aménagements favorisant la biodiversité et a adapté sa stratégie phytosanitaire pour l’aménager. Chacun a sa vitesse est prêt à investir sur le sujet, d’une part parce que les investissements premiers ne sont pas insurmontables et peuvent être construits en autonomie et d’autre part le sujet les motive car ils perçoivent déjà des applications. Sur la gestion de l’enherbement et les alternatives au désherbage, le groupe a déjà avancé, soit avec la mise en place de bâches, soit avec des semis de légumineuse, soit par le travail du sol.

Témoignage de la structure :

 L’accompagnement, au quotidien, des membres du réseau Fermes DEPHY permet de sécuriser les prises de décisions, aussi bien sur le plan technique qu’économique.

Réalisés à l’échelle de l’exploitation, le suivi des pratiques mises en œuvre et leur validation par l’analyse économique des résultats facilite le transfert des acquis, au sein de l’exploitation elle-même, mais également entre producteurs. »

Daniel Lascaux président du GRCETA de basse Durance
 

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Christophe Mouiren
Ingénieur réseau ferme DEPHY, conseiller arboricole - GRCETA de Basse Durance
04.90.92.26.90