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Groupe Fermes DEPHY Grandes Cultures Haute-Saône

Grandes cultures / Polyculture-élevage Céréales à paille Colza Soja Tournesol
Diversification et allongement de la rotation
Mélanges variétaux
Régulation biologique et biocontrôle
Travail du sol simplifié/non labour
Année de publication 2019
  (mis à jour le 23 sep 2020)
Carte d’identité du groupe
Groupe
Structure de l'ingénieur réseau
Chambre d' Agriculture de la Haute-Saône
Nom de l'ingénieur réseau
Jérôme TSCHENN
Date d'entrée dans le réseau
2011
10
Nombre d'agriculteurs dans le groupe.
Présentation du groupe

La quasi-totalité des exploitants volontaires sont regroupés au sein de la même communauté de communes située dans l’ouest du département de la Haute-Saône. Ce territoire concentre de nombreux captages d’eau potable dont la qualité de l’eau est dégradée par les phytosanitaires (captages classés prioritaires au SDAGE). Les 10 fermes du réseau ont toutes un atelier grandes cultures de taille importante (>90 ha) avec des cultures identiques (colza, blé orge, maïs) et sont représentatives du secteur et de la filière céréales du département. l'objectif est à la fois de réduire l'utilisation des phytosanitaires pour répondre à la demande sociétale mais aussi d'améliorer les systèmes de cultures en place au niveau agronomique et économique.

 

Cultures principales : céréales à paille, colza, maïs, tournesol, soja

Spécificités du groupe : diversité de techniques de travail du sol (labour à semis direct)

Lycées partenaires : Vesoul Agrocampus (lycée agricole de Vesoul/Port sur Saône)


 

Le regard de l'ingénieur réseau :

Le groupe DEPHY 70 a été créé en 2011 et regroupe des exploitations céréalières et en polyculture élevage ayant toutes au moins 100 ha de céréales.

Les systèmes de cultures présents dans le groupe DEPHY sont très représentatifs de ceux rencontrés dans le département. Outre la réduction des IFT, qui passe pour ce groupe par la diversification des assolements avec l’introduction de nouvelle culture comme le soja, le chanvre et le tournesol et le raisonnement des interventions phytosanitaires, le projet collectif a pour objectif de restaurer la fertilité des sols. Pour cela, la gestion de l’interculture, le travail du sol et la succession culturale seront au centre des discussions, sachant qu’ils sont aussi d’excellents leviers pour baisser les IFT, autant faire d’une pierre deux coups.

Projet collectif et résultats du groupe

Diminuer les phytosanitaires pour protéger l'environnement et améliorer la fertilité du sol

Trouver des solutions agronomiques durables pour maintenir la qualité de la ressource en eau et maintenir la fertilité des sols

Thématique principale du groupe

  • Diversification et allongement de la rotation :

Ce levier est le principal à mettre en place pour réduire l'utilisation des phytosanitaires. Sur les exploitations du réseau depuis le début du suivi, les surfaces de soja, de tournesol et de chanvre se développent. Ces cultures à faible niveau d'intrant participent idéalement à l'alternance des cultures dicot/graminée et culture d'hiver /culture de printemps. La PAC de 2015  a permis un bon essor des surfaces en soja (comptabilisé dans les SIE) et a fait re-découvrir une culture peu gourmande en intrants et en temps de travail. La modification de la Pac en 2018, les sécheresses a répétition, les dégâts de gibier et les problèmes chroniques de métolachlore et de bentazone dans les eaux rebattent un peu les cartes pour l'essor des cultures de printemps, mais les rotations courtes sont désormais rares.

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  • Travail simplifié du sol /non labour/ fertilité et vie des sols :

Dans ce groupe, deux techniques d'implantation sont représentées : e semis direct (de plus en plus sous couvert) et le travail du sol simplifié avec des labours occasionnels. Ces deux techniques montrent des impacts différents sur les IFT. Les systèmes en semis direct montrent des ift herbicides plus élevées mais des ift hors herbicides faibles.  A l'inverse de système en travail du sol simplifié avec des labours occasionnels. Dans tous les systèmes, les intercultures longues sont présentent (exemple entre une orge d'hiver et un maïs), certains systèmes en semis direct testent depuis 2 ans le double couvert en interculture longue. Un premier couvert gélif de août à fin octobre suivi d'un couvert de seigle couvrant le sol jusqu'au semis du mais ou du soja suivant. Initialement un travail sur le taux de matière organique et la qualité de la matière organique était prévu mais il n'a peu être réalisé car les analyses sont onéreuses. Une saison de tea-bag a été effectuée sans donner de résultats exploitables.

 

  • Mélange variétaux :

Une partie du groupe travaille sur les mélanges variétaux surtout sur la culture de blé. Ce travail se couple avec un travail engagé sur les traitements de semences. depuis 3 ans maintenant, trois exploitations sur 10 n'utilisent plus que des mélanges variétaux en semences non traitées pour la culture du blé.

 

Autres thématiques travaillées par le groupe et pistes innovantes explorées collectivement:

  • Désherbage mécanique :

Cette thématique a été peu travaillée collectivement car l'investissement matériel est important et les systèmes en semis directs du groupe ne peuvent pas intégrer ce type d'outil dans leur démarche. Une roto-étrille a été achetée via une Cuma, son utilisation s'est montrée assez efficace dans un des systèmes du groupe où la rotation est diversifiée, mais le gros problème reste les opportunités de passage qui sont délicates (non utilisation de l'outil à cause de la météo 2 année sur trois)

 

  • Bbio-controle :

Cette thématique s'est bien développée au démarrage avec la substitution des anti-limaces par du phosphate ferrique (qui est recommandé aussi pour la vie des sols). Des expérimentations ont eu lieu avec des produits de bio-controle et bio stimulants. Les résultats sont assez proches des solution chimiques classiques mais le prix de ces produits restent trop élevés par rapport à leur efficacité surtout lors de fortes contaminations.

 

Résultats du groupe:

Résultats 2019 :

Les résultats de 2019 sont assez semblables à ceux des années précédentes:

  • Une difficulté à baisser les IFT herbicides de manière importante. Les solutions agronomiques sont indispensables pour faire baisser cet IFT (rotations, intercultures, cultures associées...) mais elles ne sont pas toujours suffisantes dans tous les cas.
  • Des baisses d’IFT Hors Herbicides plus importantes et plus faciles à gérer. Dans ce domaine, la rotation et la gestion de la fertilisation sont les leviers agronomiques indispensables à mettre en place. Ensuite, des observations de cultures et une bonne analyse de risques à la parcelle permettent de réduire les passages de fongicides et d’insecticides. L’utilisation d’outils connectés comme des stations météo permet aussi d’améliorer l’utilisation des phytosanitaires.

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Evolution depuis 2016 :

Depuis 2016 et la constitution du groupe actuel, on note un diminution générale des IFT. Certaines exploitations ont des évolutions très intéressantes en terme d'ift. Sur ces exploitations, la combinaison de nombreux leviers a été de mise (allongement de la rotation, bio-controle, observations et parfois désherbage mécanique).

D'autres exploitations montrent des évolutions moins marquées à la baisse. Dans ces systèmes, on retrouve des rotations moins longues (avec moins de cultures de printemps) et une plus faible utilisation des produits de bio-controle.

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Témoignage de la structure : 

« En faisant le choix d’accompagner deux réseaux d’agriculteurs dans le cadre du dispositif DEPHY, la Chambre d’agriculture de Haute-Saône affirme son soutien à l’innovation dans les exploitations agricoles du département, à la démarche de groupe et à la mise au point de systèmes de culture économes en produits phytosanitaires et performants économiquement. »

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Jerome Tschenn
Ingénieur réseau - Chambre d'Agriculture de Haute-Saône
03 84 77 14 40