Préserver / aménager des milieux aquatiques et semi-aquatiques favorables aux auxiliaires

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Année de publication 2016
  (mis à jour le 08 fév 2021)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  M.Gayrard, R.Ulrych et Ph.Delval
Réferences : 
Levier PIC "Infrastructure agroécologique"
Préserver / aménager des milieux aquatiques et semi-aquatiques favorables aux auxiliaires

Levier PIC "Préserver / aménager des milieux aquatiques et semi-aquatiques favorables aux auxiliaires"

Les milieux aquatiques et semi-aquatiques constituent des lieux de vie pour la faune et la flore : cours d’eau, fossés, mares, mouillères et ripisylves. Ces zones réservoirs doivent être préservées pour les multiples intérêts qu'elles présentent : corridors biologiques, habitats naturels pour une faune très riche, ressources alimentaires variées, épuration naturelle, etc. Il est également intéressant d'en aménager surtout dans des zones où elles se font rares. 

Ressources associées

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Cours d'eau

Les cours d’eau et leurs abords immédiats abritent une faune très riche : oiseaux, libellules, poissons, mammifères, insectes… Abreuvant de nombreux animaux, ils permettent aussi à une flore particulière de se développer. Bordés de bandes tampons, ils sont mieux protégés : limitation du ruissellement des éléments fertilisants et de traitements phytosanitaires, corridors écologiques pour certaines espèces et maintien de certaines espèces liées au cours d’eau.

Fossés

Selon leur gestion, les fossés peuvent offrir gîte et couvert à de nombreuses espèces : amphibiens, libellules, couleuvres, syrphes… Ils constituent d'importants corridors écologiques ; certains sont colonisés par des roseaux, permettant à des oiseaux de nicher. Lorsque le fossé fonctionne comme une véritable zone tampon, il peut avoir des incidences très bénéfiques sur la qualité des eaux en jouant un rôle phyto-épurateur.

 

Mares et mouillères

La mare, étendue d’eau de faible profondeur, constitue un écosystème complexe qui présente à la fois une forte variabilité biologique et hydrologique interannuelle. De nombreux animaux dépendent de ces eaux stagnantes pour vivre, se nourrir ou s’abreuver (macro – invertébrés inféodés aux mares notamment). Parmi les espèces liées aux mares, de nombreuses espèces sont rares, menacées de disparition et soumises à un statut de protection.

De formation naturelle ou anthropique, la mare peut être alimentée par les eaux pluviales et parfois phréatiques. Son existence peut être temporaire, dans la mesure où elle est sensible aux variations climatiques. Elle peut également être associée à un système de fossés qui y pénètrent et en ressortent : dans ce cas elle devient mare tampon ; les ruissellements des eaux sont maitrisés et l’érosion des sols et limitée. Par processus d’épuration naturelle, la mare peut participer à l’amélioration de la qualité de la ressource en eau.

Ripisylve

La ripisylve est définie comme étant une structure arborée linéaire de bord de cours d’eau, composée d’arbres, arbustes, arbrisseaux et de végétation herbacée hygrophile. La ripisylve joue un rôle de brise vent et de régulateur thermique. Elle constitue un réservoir d’auxiliaires, contribue au maintien des berges contre l’érosion et à la réduction de l’impact des crues. Le développement anarchique de la végétation aquatique et semi-aquatique est limité par sa présence.

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Image
bétoire

Titre
Fiche GECO

Résumé

Protéger les bétoires

Objectif : limiter les transferts des eaux superficielles vers les eaux souterraines

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