Auxiliaires - lutte par acclimatation

Arboriculture
Cultures légumières
Cultures tropicales
Grandes cultures / Polyculture-élevage
Horticulture – PPAM
Vigne
Année de publication 2018
  (mis à jour le 09 avr 2020)
Source :  EcophytoPIC
Auteur :  Ph.Delval et F.Berger
Réferences : 
Levier PIC "Lutte biologique"
acclimatation

La lutte biologique par acclimatation consiste à introduire un auxiliaire d’origine exotique dans un milieu colonisé par un ravageur, dans le but qu’il s’y établisse de manière permanente et qu’il y assure une régulation durable des populations du ravageur. L’auxiliaire introduit provient en général de la même aire d’origine que l’espèce nuisible.

Les programmes de lutte biologique par acclimatation sont gérés par des organismes de recherche. Ce sont eux qui sélectionnent les auxiliaires potentiels, qui mettent en œuvre les systèmes d’élevage, qui prennent en charge l’introduction sur le terrain ainsi que les suivis post-lâchers en partenariat avec les acteurs de l’expérimentation. Il s’agit d’un travail de longue haleine.

La lutte par acclimatation d’auxiliaires est une méthode de gestion durable des ravageurs qui ne nécessite pas ou peu d’intervention une fois l’introduction réalisée, la dispersion des auxiliaires s’effectuant ensuite naturellement. Elle peut éventuellement nécessiter un renouvellement des lâchers régulièrement. Les résultats actuels montrent que cette lutte concerne davantage les cultures pérennes car il est nécessaire d’offrir un habitat durable aux auxiliaires. Malgré le travail de recherche mené en amont des lâchers, il est en effet fréquent que les auxiliaires introduits ne parviennent pas à s’établir durablement dans leur nouveau milieu. Quand l’acclimatation est réussie, le succès de la méthode dépend ensuite de la capacité des auxiliaires à réguler suffisamment les populations de ravageurs.

Les effets non intentionnels pouvant potentiellement résulter de l’introduction d’une espèce exotique dans un nouveau milieu, notamment vis-à-vis des espèces non cibles, restent très limités (Van Lenteren et al., 2006). Ils doivent par ailleurs être considérés au regard des risques présentés par la lutte chimique.

Les conditions d’entrée sur le territoire et d’introduction dans l’environnement des macro-organismes non indigènes utiles aux végétaux sont réglementées par le décret n°2012-140 du 30 janvier 2012.