Projet Parad
PARAD : Pour anticiper, innover et accompagner la transition agroécologique de la gestion des adventices
Appel à projet PARSADA 2024
Avec un budget total de 13,3 millions d'euros, le projet PARAD, piloté par INRAE – UMR Agroécologie, s'engage à transformer la gestion des adventices en s'appuyant sur des solutions agroécologiques et des technologies innovantes, en France métropolitaine dans les filières de grandes cultures, viticulture, arboriculture, fruits et légumes frais et transformés, horticulture, PPAM, et agriculture biologique. Lancé en janvier 2025 pour une durée de cinq ans, le projet PARAD est une initiative ambitieuse qui réunit 19 partenaires (36 entités financés) issus de la recherche, des instituts techniques et du monde agricole (dont 10 unités de recherche, 8 unités expérimentale, 9 Instituts techniques et/ou organisme porteur d’un plan PARSADA, 3 centres de recherche en expérimentation ou formation, 2 groupes d’agriculteurs, auxquels s’ajoutent 12 partenaires financés par la prestation, identifiés à ce jour). En collaboration avec les agriculteurs et les acteurs du territoire, le projet favorise une co-conception des solutions adaptées à chaque situation, renforçant ainsi son approche participative. Ce projet vise à répondre aux défis posés par la réduction des herbicides, le retrait potentiel des 31 molécules herbicides ciblés par le PARSADA et ce à travers la quasi-totalité des filières de production végétale en France.
Thèmes abordés : Adventices
Organisme chef de file : INRAE – UMR Agroécologie
Coordinateur scientifique : Stéphane Cordeau (INRAE)
Partenaires financés : : ACTA, AFA, AGROTRANSFERT R&T, ARVALIS, ASTREDHOR, AXEMA, BIO ARIEGE GARONNE, CIVAM BIO 53, CREABIO, CTIFL, FNCUMA, Institut Agro Dijon, ITAB, ITB, ITEIPMAI, ROBAGRI, TERRES INOVIA, UNILET
Subvention accordée : 7,5 M€
Années de début et de fin du projet : 2025-2029
Site web du projet : https://umr-agroecologie.dijon.hub.inrae.fr/recherche/projets-emblematiques/parad
Le projet transversal PARAD vise à anticiper, innover et accompagner la transition agroécologique de la gestion des adventices en levant les impasses générées par la réduction des herbicides et le retrait des molécules par (i) une meilleure connaissance de la flore adventice sur des caractéristiques biologiques (traits) particulières qui sont identifiées comme étant responsables des échecs de pratiques ou des conditions de contournement des espèces aux pratiques (WP1), (ii) une quantification/optimisation des leviers agroécologiques existants (WP2), (iii) un bon dans l’innovation technique et technologique afin de détecter, identifier, gérer les adventices avec des méthodes alternatives aux herbicides (WP3), (iv) la substitution mais surtout la combinaison de pratiques évaluées dans leur situation de production afin d’en fournir l’évaluation malherbologique et multicritère couplée (WP4), (v) l’appui à la conception collective de solutions systémiques, par l’étude de cas impliquant agriculteurs et autres acteurs des territoires (WP5), (vi) un goût retrouvé pour la reconnaissance et la biologie des adventices pour agir avec les bons leviers via la formation initiale et continu (WP6).
Parmi les nombreux exemples de résultats attendus de ce projet d’envergure, on peut citer :
- l’identification de traits ayant un lien avec l’echec des pratiques actuels ou l’optimisation de pratiques futures sur certaines espèces dont tous les agriculteurs parlent aujourd’hui (e.g. ray-grass, espèce problématique n°1)
- des suivis de phénologie à l’échelle nationale pour optimiser l’efficacité de pratiques alternatives et les règles de décision de mise en œuvre
- l’extension x2 du site web de référence sur la biologie des adventices (infloweb) et de nouvelles fonctionnalités couplées à Pl@ntnet
- la quantification de pratiques agroécologiques connues mais peu décrites (effet rotation), de pratiques agroécologiques innovantes (couvert permanent tondu, pâturage, ...) et ce dans une diversité de filières
- des dizaines d’essais au champ embarquant les agriculteurs et leur structure de conseil/expérimentation
- l’ambition d’identifier des adventices à l’échelle de l’espèce via des analyses d’images embarquées
- un lien fort agronomie/machinisme pour l’innovation couplée de matériel agricole plus ou moins technologisés/robotisés
- une analyse nationale de milliers de parcelles agricoles, sur leur performance agronomique et multicritère, permettant de sortir l’agronomie de l’impasse de « science des localités » pour identifier des leviers génériques, ou des leviers adaptés par situation de production, résolvant les antagonismes entre performance agronomique malherbologique et performance multicritère
- une cartographie fonctionnelle des problématiques liées aux retraits des herbicides du point de vue des agriculteurs et acteurs de territoires concernés
- des analyses de trajectoires d’agriculteurs dans leur territoire et des traques à l’innovation
- des avancées méthodologiques pour soutenir le déploiement d’alternatives aux herbicides chimiques
- une analyse des besoins en formation initiale et continue pour déployer un accompagnement adapté redonnant gout à la biologie des adventices et à l’étude de leviers de gestion alternative
- un concours de la malherbologie en France, à l’instar des Weed Contests dans les universités à travers le monde, permettant aux lycées de former leur étudiants pour, l’espace d’un concours, se tester sur l’identification, la biologie, la mise en situation avec des experts
- une phase test pour améliorer l’IA générative (type ChaGPT) à fournir des réponses ciblées, adaptées, et agroécologiques à des questions précises d’opérateurs en ligne



