Biodiversité fonctionnelle
La biodiversité fonctionnelle désigne l'ensemble des organismes vivants et des interactions écologiques qui contribuent directement au fonctionnement des agroécosystèmes et rendent des services à la production agricole. Ces services incluent notamment la pollinisation, la régulation naturelle des ravageurs, l'amélioration de la fertilité des sols et la préservation de la qualité de l'eau.
A l’échelle de la parcelle agricole, la biodiversité fonctionnelle peut être favorisée par des aménagements agro-écologiques (haies, bandes florales, etc.). Ces infrastructures constituent des habitats favorables à de nombreuses espèces et participent à la création de zones de régulation écologique.
A l’échelle du territoire, la biodiversité fonctionnelle se traduit en termes de diversité du paysage. La présence d'éléments semi-naturels (prairies, bosquets, zones humides ...) favorise la circulation des espèces et le maintien des équilibres écologiques.
Biodiversité fonctionnelle et réduction de l'usage de produits phytosanitaires
La préservation de la biodiversité fonctionnelle constitue un levier important pouvant contribuer à réduire le recours aux produits phytopharmaceutiques. En favorisant les auxiliaires de culture et les mécanismes naturels de régulation, elle s'inscrit pleinement dans les principes de la protection intégrée des cultures (PIC).
L’objectif des bonnes pratiques phytosanitaires est limiter les risques et impacts de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur l’environnement (milieux et êtres vivants). Ces "bonnes pratiques" regroupent les mesures de précautions prises avant, pendant et après l'application des traitements. Elles font référence à des dispositions conseillées ou réglementaires visant à protéger la biodiversité, la faune sauvage et les organismes non cibles. De nombreuses actions sont possibles :
La substitution de molécules ;
L’amélioration des techniques d'application ;
L'adoption de pratiques culturales et de systèmes de culture permettant de limiter les risques de transfert et de dispersion des produits ;
La gestion et l'aménagement des infrastructures agroécologiques (IAE) du paysage.
Préserver les organismes utiles non cibles
Certaines interventions phytosanitaires peuvent avoir des effets indirects sur des organismes qui ne sont pas visés par le traitement mais qui jouent un rôle important dans le fonctionnement des agroécosystèmes.
Parmi ces organismes utiles figurent la faune auxiliaire, qu’elle soit aérienne ou tellurique :
les pollinisateurs (abeilles, bourdons ...)
les prédateurs naturels des ravageurs (coccinelles, syrphes, chrysopes ...)
les parasitoïdes (micro-hyménoptères, trichogrammes...)
les organismes du sol (vers de terre, carabes, staphylins ...)
Programme IBIS
Agriculture et biodiversité sont étroitement liées car l’agriculteur travaille avec le vivant. Préserver notre patrimoine naturel, c’est prévenir la disparition de la faune, de la flore, de leurs habitats... mais c’est aussi conserver des fonctions et des services rendus par la nature. La prise en compte de la biodiversité au sein des exploitations constitue un enjeu complexe qui mobilise des compétences variées, allant de l'agronomie à l'écologie, en passant par l'analyse du fonctionnement global des exploitations.
Le projet IBIS (2007-2010) a reposé sur un travail concerté entre différents acteurs du développement agricole, de l’environnement, de la recherche et de la formation. Ce travail a permis d’élaborer et de tester des méthodes de diagnostic et de conseil à l’échelle de l’exploitation. Il a produit une boîte à outils à destination des acteurs souhaitant accompagner les agriculteurs sur la thématique biodiversité, consultez la page projet sur la droite.


