Pratiquer le lâcher inondatif d'auxiliaires pour lutter contre des ravageurs
Levier PIC "Pratiquer le lâcher inondatif d'auxiliaires pour lutter contre des ravageurs"
C’est un lâcher d’auxiliaires de façon massive dans la culture dans le but de maîtriser rapidement des populations d’organismes nuisibles, comme le ferait un traitement chimique. La méthode ne vise pas forcément à implanter durablement les auxiliaires ; c’est surtout un effet sur le court terme qui est recherché.
Ressources associées
Les auxiliaires commercialisés pour cet usage sont des macro-organismes (insectes, acariens ou nématodes entomopathogènes). Leurs voies d’actions sont la prédation (auxiliaires qui tuent et mangent leurs proies au cours de leur vie) ou le parasitisme (auxiliaires qui se développent aux dépens d’un hôte unique et conduisent à sa mort). Ils sont multipliés par un procédé industriel et conditionnés en tant que produits commerciaux.
Contrairement aux produits phytopharmaceutiques classiques, certains d’entre eux peuvent être plus spécifiques d’une espèce de ravageurs (cas de parasitoïdes). Ces produits font l’objet de nombreux contrôles de qualité et de vérification d’innocuité vis-à-vis des organismes vivants non cibles et d'une nouvelle réglementation nationale en ce qui concerne les organismes non indigènes
Cette méthode permet de maîtriser efficacement des populations de ravageurs mais peut trouver ses limites dans les situations où d’autres ravageurs que l’organisme ciblé doivent faire l’objet d’une lutte insecticide. Dans ces cas le choix des traitements chimiques doit être fait de façon à affecter le moins possible les organismes auxiliaires et ne pas mettre en cause une réinstallation rapide. Il convient aussi d’être attentif aux conditions optimales de déploiement des auxiliaires relâchés, comme la température, le taux d’humidité, l’exposition au soleil ou encore la présence d’insectes prédateurs (notamment les fourmis en serre). Ces paramètres peuvent en effet être un frein important, entrainant parfois la mort des auxiliaires utilisés. La prophylaxie (diminution de l’inoculum) et des observations régulières sont indispensables pour la réussite de la mise en place de cette protection biologique.
On prévoira une charge de travail un peu plus importante pour la mise en œuvre de cette technique par rapport à des traitements chimiques (temps de lâchers et observations). En cas de faible attaque sur quelques foyers, il est possible de réaliser des apports en localisé.
Titre
Fiche GECO 1
Lâcher d'auxiliaires en verger
Objectif : maîtriser des populations de bio-agresseurs par la prédation ou le parasitisme
Titre
Fiche GECO 2
Pratiquer la lutte biologique à l'aide de macroorganismes
Objectif : maîtriser des populations de bio-agresseurs par la prédation ou le parasitisme
Titre
Fiche GECO 3
Pratiquer la lutte biologique à l'aide de trichogrammes
Objectif : lutter contre les pyrales
Solution N°23 - Trichogrammes contre la pyrale du maïs
Solution N°26 - Lutte préventive contre les tordeuses de la vigne à l’aide de trichogrammes
Documents pratiques
- Fiche IBMA. Les macro-organismes - site Forum Phyto
Biocontrôle : Macro-organismes - Posters réalisés dans le cadre du Colloque organisé par l'ENSAIA et l'Université de Lorraine : Note de synthèse du colloque de l'ENSAIA et de l'Université de Lorraine sur le biocontrole
Ressources Ephytia
Fiches Guide ECOPHYTO
Fiche Technique n°16 : Lâcher d'auxiliaires, Guide Fruits - 2015
Fiche Technique n°8 : Lutte biologique inondative, Guide Tropical - 2015
Fiche Technique n°11 : L'utilisation des macro-organismes, Guide Légumes - 2014
Fiches Guide sur les pratiques alternatives aux produits phytosanitaires - Rhône-Alpes
Fiche Technique : Introduction et préservation d'arthropodes, Guide maraîchage - 2014
Fiche Technique : Introduction et préservation d'arthropodes, Guide arboriculture - 2014
Fiche Technique : Introduction et préservation d'arthropodes, Guide grandes cultures - 2013
Fiche Technique : Introduction et préservation d'arthropodes, Guide viticulture - 2014
Mots clés pour rechercher des contenus liés
#Protection biologique intégrée ; #lâcher auxiliaires ; #lutte biologique inondative
- Contre la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis), il est possible d’utiliser trichogramme (Trichogramma spp.), un hyménoptère parasitoïde qui s’attaque à la ponte du lépidoptère
- Le sachet contenant des œufs doit être positionné dès qu’un début de vol est constaté afin qu’ils puissent éclore en synchronisation avec la période de ponte de la pyrale
- Il est également possible de réaliser des lâchers inondatifs à l’aide de drones
- La protection contre la pyrale du maïs à l’aide de trichogrammes présente une efficacité de l’ordre de 75 % en moyenne
- Source : Contratsolutions, 2022
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter la fiche suivante : Lutte contre la pyrale du maïs à l'aide de trichogrammes – ContratDeSolutions
- Contre l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum), il est possible d’utiliser Encarsia formosa, un hyménoptère parasitoïde qui s’attaque à la ponte de la mouche blanche
- Pour cela il faut répartir les plaquettes dans la culture, près des foyers ou des dégâts et à l’abri du soleil ou du vent
- Elles contiennent des pupes du parasitoïde qui émergeront ensuite en quelques jours
- Les introductions doivent commencer tôt et être répétées jusqu’à ce que le contrôle soit atteint
- La guêpe parasitoïde est d’avantage efficace à des températures comprises entre 20 °C et 25 °
- Une étude réalisée en Albanie fait état d’une suppression de 80% des aleurodes présents sur concombres et tomates en 40 jours
- Sources : Ephytia, 2014; S. Shahini et al, 2023
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Encarsia formosa
- Contre le puceron du coton (Aphis gossypii), il est possible d’utiliser Aphidius colemani, une guêpe parasitoïde qui s’attaque directement aux pucerons adultes
- Il est recommandé de faire des lâchers répétés à petites doses en début d'apparition des ravageurs, ce qui entravera leur développement
- Il faut privilégier un déploiement dans des boites de lâcher ou sur des pains de laine de roche et éviter de les répandre au sol à cause des fourmis et autres prédateurs
- L'efficacité de la guêpe parasite Aphidius colemani est maximale entre 20 et 25°C et est réduite quand les températures dépassent les 30°C
- Source : Ephytia, 2014
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Aphidius colemani
- Contre certains pucerons sous serres, il est possible d’utiliser Aphidius colemani, une guêpe parasitoïde qui s’attaque directement aux pucerons adultes
- Il est recommandé de faire des lâchers répétés à petites doses en début d'apparition des ravageurs, ce qui entravera leur développement
- Il faut privilégier un déploiement dans des boites de lâcher ou sur des pains de laine de roche et éviter de les répandre au sol à cause des fourmis et autres prédateurs
- L'efficacité de la guêpe parasite Aphidius colemani est maximale entre 20 et 25°C et est réduite quand les températures dépassent les 30°C
- Source : Ephytia, 2014
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Aphidius colemani
- Contre les thrips (Thysanoptera), il est possible d’utiliser Orius laevigatus, une punaise prédatrice dont la larve et l’adulte se nourrissent activement de tous les stades de vie du ravageur
- L'introduction du prédateur doit être réalisée à partir des premières observations des thrips ou même avant, en présence de fleurs si possible, afin d'anticiper autant que possible l’établissement de la punaise qui se nourrit également de pollen
- Il faut privilégier un déploiement dans des boîtes de lâcher, sur des pains de laine de roche ou directement sur des feuilles*
- L'efficacité d’Orius laevigatus est maximale entre 20 et 30°C
- Source : Ephytia, 2014
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Orius laevigatus
- Contre l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum), il est possible d’utiliser Macrolophus pygmaeus, une punaise prédatrice qui s’attaque aux œufs et aux jeunes larves de la mouche blanche
- L’introduction dans une serre se fait en saupoudrant le matériel sur les feuilles en créant entre 6 à 10 points de distribution par allée
- Le premier apport est recommandé dès le début de la culture puis doit être renouvelé 2 à 3 fois avec un intervalle minimum de 7 à 14 jours
- Il est conseillé de préférer des introductions en fin de journée et d’éviter la lumière forte
- Les conditions optimales d’utilisation se situent entre 20°C et 25°C
- Une étude bulgare fait état d’une suppression de 90% des aleurodes en 56 jours
- Sources : A. Karakova et al, 2025; GECO, 2019
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Pratiquer la lutte biologique à l'aide de macroorganismes - GECO
- Contre les thrips (Thysanoptera), il est possible d’utiliser Amblyseius swirskii, une espèce d’acarien prédateur qui se nourrit des jeunes larves des thrips et des œufs
- L'introduction du prédateur peut être réalisée en saupoudrant des feuilles ou en versant les œufs dans des boîtes de lâcher
- Pouvant se nourrir aussi de pollen, des exsudats de plantes et de miellat, il peut s'installer avant l’arrivée des ravageurs
- L'efficacité de Amblyseius swirskii est optimale entre 20°C et 32°C et sera inefficace au-dessus de 18°C
- Une étude belge a notamment démontré qu’une introduction de l’acarien en culture de fraise permettait de maintenir les thrips à un niveau non destructeur
- Sources : Ephytia, 2014; T. Beliën et all, 2017
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Amblyseius swirskii
- Contre le puceron vert du pêcher (Myzus persicae), il est possible d’utiliser Aphidius colemani, une guêpe parasitoïde qui s’attaque directement aux pucerons adultes
- Il est recommandé de faire des lâchers répétés à petites doses en début d'apparition des ravageurs, ce qui entravera leur développement
- Il faut privilégier un déploiement dans des boites de lâcher ou sur des pains de laine de roche et éviter de les répandre au sol à cause des fourmis et autres prédateurs
- L'efficacité de la guêpe parasite Aphidius colemani est maximale entre 20 et 25°C et est réduite quand les températures dépassent les 30°C
- Une étude turque a fait état de taux de parasitisme dépassant les 90% sur Myzus nicotianae en culture d’aubergine
- Sources : Ephytia, 2014; M. Karacaoğlu et al, 2018
-Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Aphidius colemani
- Contre la cochenille à queue des agrumes (Planococcus citri), il est possible d’utiliser Cryptolaemus montrouzieri, une coccinelle prédatrice dont tous les stades mobiles se nourrissent des cochenilles
- L'introduction du prédateur doit être réalisée au niveau des zones infestées et répétée que si nécessaire
- Il faut privilégier un déploiement en soirée, dans des boîtes de lâcher, sur des pains de laine de roche ou directement sur des feuilles
- L'efficacité de Cryptolaemus montrouzieri est maximale entre 25°C et 28°C et sera fortement réduite au-dessus de 16°C
- Au niveau de l’efficacité de l’auxiliaire, une étude réalisée sur des vergers tunisiens fait état d’une diminution du nombre d’œufs de Planococcus citri de plus de 80%
- Sources : Ephytia, 2014; R. Rahmouni et al, 2013
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Cryptolaemus montrouzieri
- Contre le puceron du tabac (Myzus nicotianae), il est possible d’utiliser Aphidius colemani, une guêpe parasitoïde qui s’attaque directement aux pucerons adultes
- Il est recommandé de faire des lâchers répétés à petites doses en début d'apparition des ravageurs, ce qui entravera leur développement
- Il faut privilégier un déploiement dans des boites de lâcher ou sur des pains de laine de roche et éviter de les répandre au sol à cause des fourmis et autres prédateurs
- L'efficacité de la guêpe parasite Aphidius colemani est maximale entre 20 et 25°C et est réduite quand les températures dépassent les 30°C
- Source : Ephytia, 2014
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Aphidius colemani
- Contre l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum), il est possible d’utiliser Amblyseius swirskii, une espèce d’acarien prédateur qui se nourrit des larves de premier et deuxième stade
- L'introduction du prédateur peut être réalisée en saupoudrant des feuilles ou en versant les œufs dans des boîtes de lâcher
- L'efficacité de Amblyseius swirskii est optimale entre 20°C et 32°C et sera inefficace en dessous de 18°C
- Une étude des Pays-Bas fait notamment état d’une très bonne efficacité en culture de concombre
- Sources : Fiche Ephytia, 2014; G. Messelink et all, 2005
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Amblyseius swirskii
- Contre la cochenille à queue longue (Pseudococcus longispinus), il est possible d’utiliser Cryptolaemus montrouzieri, une coccinelle prédatrice dont tous les stades mobiles se nourrissent des cochenilles
- L'introduction du prédateur doit être réalisée au niveau des zones infestées et répétée que si nécessaire
- Il faut privilégier un déploiement en soirée, dans des boîtes de lâcher, sur des pains de laine de roche ou directement sur des feuilles
- L'efficacité de Cryptolaemus montrouzieri est maximale entre 25°C et 28°C et sera fortement réduite en dessous de 16°C
- Source Ephytia, 2014
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Cryptoleamus montrouzieri
- Contre les noctuelles (Noctuidae), il est possible d’utiliser Steinerma carpocapsae, un nématode parasite qui tue les larves en libérant des bactéries à l’intérieur du ravageur
- L'introduction du parasite peut être réalisée en le pulvérisant sur les feuilles ou sur le sol en fonction du ravageur visé
- Il faut en revanche faire attention à retirer les filtres, à avoir une ouverture de buse suffisamment large, à limiter la pression et à mélanger en continu
- L'efficacité de Amblyseius swirskii est optimale entre 19°C et 31°C et sera inefficace en dessous de 5°C et au-dessus de 35°C
- Une étude américaine fait notamment état d’une efficacité similaire à celle des pesticides sur le vers gris (Agrotis ipsilon) en culture de maïs
- Sources : Ephytia 2014; E. Levine et all, 1992
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Steinerma carpocapsae
- Contre les pucerons, il est possible d’utiliser la chrysope verte (Chrysoperla carnea) un neuroptère dont la larve s’attaque également aux thrips, chenilles et cochenilles
- Pour le déploiement, il peut être réalisé dans des boîtes de lâcher, sur des pains de laine de roche ou bien directement sur les feuilles
- L’efficacité optimale de Chrysoperla carnea se situe entre 15 et 30°C mais elle est sérieusement entravée par la présence de poils sur les feuilles
- Une étude saoudienne fait notamment état d’une réduction de plus de 90% des pucerons et mouches blanches après un lâcher sur des plants de courges
- Sources : Ephytia 2014; A. Alghamdi et all, 2018
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche infos technique d'Arvalis sur Chrysoperla carnea
- Contre le foreur ponctué de la canne à sucre, il est possible d’utiliser trichogramme (la souche Saint Benoît de Trichogramma chilonis Ishii), un hyménoptère parasitoïde qui s’attaque à la ponte du lépidoptère
- Étant donné que la période de ponte optimale du foreur a lieu en début du cycle de la canne, à un moment où la plante est la plus attractive et sensible aux attaques, les lâchers inondatifs de trichogrammes se font en début de la saison pour casser la dynamique du foreur
- Les premiers résultats obtenus en parcelles expérimentales montrent que cette lutte biologique réduit d’environ 50 % les attaques
- Source : H. Do Thi Khanh et al, 2012
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Publication du CIRAD sur l'utilisation de Trichogramma chilonis Ishii
- Contre le puceron du tabac (Myzus nicotianae), il est possible d’utiliser Aphidius matricariae, une guêpe parasitoïde qui s’attaque directement aux pucerons adultes
- Il est recommandé de faire des lâchers répétés à petites doses en début d'apparition des ravageurs, ce qui entravera leur développement
- Il faut privilégier un déploiement dans des boites de lâcher ou sur des pains de laine de roche et éviter de les répandre au sol à cause des fourmis et autres prédateurs
- L'efficacité de la guêpe parasite Aphidius matricariae est maximale entre 15 et 25°C et est réduite quand les températures dépassent les 30°C
- Source : Ephytia, 2014
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Aphidius matricariae
- Contre le tétranyque tisserand (Tetranychus urticae), il est possible d’utiliser Phytoseiulus persimilis, une espèce d’acarien prédateur qui se nourrit de tous les stades du tétranyque
- L'introduction du prédateur peut être réalisé en saupoudrant des feuilles ou en versant les œufs dans des boîtes de lâcher
- Phytoseiulus persimilis est plus efficace à des températures comprises entre 13 et 27 °C, n'est pas efficace au-delà de 30 °C et est également sensible à une humidité relative inférieure à 70 %
- Une étude kazakhe fait part d’une efficacité de 70% sur des cultures de concombres en serre
- Source : Ephytia, 2014; K. Alpysbayeva, 2024
- Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le lien suivant : Fiche Ephytia sur Phytoseiulus persimilis







