Biodiversité sauvage

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Année de publication 2017
  (mis à jour le 08 fév 2021)
Source :  EcophytoPIC
Biodiversité sauvage

La préservation de la biodiversité, faune et flore sauvage, constitue un enjeu majeur auquel l’agriculture doit répondre.

La mise en place d’actions en faveur de la biodiversité est recommandée par la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (plan d’action Agriculture) et par le Plan de Développement Rural Hexagonal) et répond plus généralement aux attentes de la société. Toutefois, de telles mesures ne peuvent être mises en œuvre que si elles sont compatibles avec une gestion optimisée des systèmes de production, quelle que soit la filière considérée.

La gestion et l’évaluation de la biodiversité est délicate du fait de la dimension spatiale des processus de circulation des espèces qui rend complexe la maîtrise locale des phénomènes. De plus, dans les espaces agricoles, se fixer des objectifs est difficile car ces espaces "ordinaires" abritent une grande part de la biodiversité, liée à la diversité des usages des terres et de l’aménagement des paysages. Il est impératif de toujours distinguer d’une part la protection de la biodiversité et d’autre part les services rendus à l’agriculture par la biodiversité.

Les pratiques agricoles favorables à la préservation et au maintien de la biodiversité doivent être caractérisées dans le souci de permettre des évaluations efficaces et conformes à la réalité par les acteurs de terrain, de mettre au point et développer des outils de diagnostics opérationnels.

L’objectif du développement des bonnes pratiques phytosanitaires est de minimiser voire de supprimer les impacts de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur l’environnement (milieux et êtres vivants).

Une première action corrective consiste à diminuer ces utilisations par la mise en œuvre de la protection intégrée.

Outre la diminution directe des utilisations, d’autres actions sont possibles :

  • La substitution de molécules ;
  • L’amélioration des techniques d’épandage ;
  • La sélection de pratiques culturales et de systèmes de culture permettant de limiter les processus de dispersion ;
  • La gestion orientée des éléments du paysage.

Les bonnes pratiques phytosanitaires, quant à elles, sont des mesures de précautions prises lors de l’utilisation et concernent les phases amont et aval de l’intervention et le traitement en lui-même.

Elles font référence à des dispositions conseillées ou réglementaires, notamment liées à l’arrêté du 12 septembre 2006, celui-ci ayant pour objectif principal la protection des ressources en eau.

Elles doivent également permettre de préserver la biodiversité, la faune sauvage et les organismes non cibles.

Faune sauvage : Précautions à prendre pour la protéger

La protection de la faune sauvage passe par une bonne gestion des applications phytosanitaires dans tous les milieux mais aussi par une maîtrise des produits et des matériels. Retrouvez les préconisations optimales aussi bien en cultures annuelles qu’en cultures pérennes dans le document suivant :Faune sauvage - précautions à prendre pour la protéger.

Différents réseaux de surveillance existent pour la faune sauvage:

Réseau national de la biovigilance :Suivi des effets non intentionnels sur la biodiversité

La surveillance biologique du territoire dans le domaine végétal (SBT) doit permettre d’observer l’impact potentiel des activités agricoles sur l’environnement, en particulier la faune et la flore sauvage. Dans cet objectif, l’acquisition de données de référence est nécessaire pour permettre la détection d’évolution de situations vis-à-vis des effets non intentionnels (ENI) sur l’environnement. Il a été décidé ainsi de mettre en place au niveau national un réseau de 500 parcelles sur lesquelles 4 indicateurs de biodiversité sont suivis : vers de terre, flore, oiseaux et coléoptères.

Réseau SAGIR

SAGIR est un réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres en France. Cette surveillance, fondée sur un partenariat constant entre les Fédérations des chasseurs et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, s’exerce depuis 1955, s’est consolidée en 1972 et a pris la dimension actuelle en 1986 sous le nom de SAGIR.

Ses objectifs sont essentiellement au nombre de trois :

  • détecter précocement l’apparition de maladies nouvelles pour la faune sauvage ;
  • surveiller les effets aigus non intentionnels de l’utilisation agricole des produits phytopharmaceutiques sur les oiseaux et mammifères sauvages ;
  • caractériser dans le temps et dans l’espace les maladies des oiseaux et des mammifères sauvages à enjeu pour la santé des populations.

Cette surveillance générale et sur le long terme participe également à la connaissance des agents pathogènes transmissibles à l’homme et/ou partagés par la faune sauvage et les animaux domestiques. L’acquisition de ces données est fondamentale pour les gestionnaires cynégétiques ainsi que pour les évaluateurs et les gestionnaires du risque. 
Pour assurer cette surveillance épidémiologique, le réseau SAGIR s’appuie sur la détection de la mortalité des oiseaux et des mammifères sauvages et la détermination de son étiologie.

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Documents pratiques de l'ONCFS

Un certain nombre de documents sont destinés à donner des recommandations en matière de protection de la faune sauvage

Brochures techniques : 

Dépliants :